Publié le 10 Jan 2023 - 16:17
PREMIERS SECOURS

Ces gestes qui sauvent ou qui tuent !

 

Protéger, alerter, secourir, ce sont parfois des gestes simples qui sauvent des vies, mais qui sont maitrisées par une infime partie des populations, généralement premières sur les lieux d’accident. Expert en sécurité civile, Amadou Canar Diop revient sur quelques règles de base fondamentales en matière de premiers secours, lors des accidents de la circulation. Bien accomplies, elles augmentent les chances de survie ; mal accomplies, elles peuvent être à l’origine de conséquences fâcheuses.

 

Parfois, lors des accidents de la route, il y a des gestes simples qui peuvent sauver des vies. Malheureusement, ils ne sont pas toujours connus du grand public. Expert en sécurité civile, Amadou Canar Diop prévient non seulement sur le caractère impératif de ces gestes, mais aussi sur la nécessité de bien les réaliser. ‘’C’est fondamental, parce que si les premiers secours ratent, c’est la catastrophe’’, tient-il à préciser d’emblée, dans cet entretien qu’il a bien voulu accorder à ‘’EnQuête’’.

Mais quels sont les actes à accomplir sur le lieu d’accident ? Qu’est-ce qu’il faut éviter ?

Selon le spécialiste, en pareilles circonstances, la première chose est de faire ce qu’on appelle le PAS : Protéger, alerter et secourir. Pour ce qui est de la protection, il s’agit non seulement de protéger la victime, mais aussi de se protéger soi-même, en sécurisant notamment le lieu. Ensuite, il faut alerter ou faire alerter les secours organisés. Si vous ne pouvez pas le faire, vous demandez à quelqu’un d’autre de le faire ; c’est essentiel. Après, il faut passer à la troisième étape, c’est-à-dire secourir les victimes ; c’est la phase la plus délicate.

En ce qui concerne les gestes de premiers secours en matière d’accident de la route, M. Diop estime qu’il faut d’abord voir si la victime est consciente ou non. Pour ce faire, il faut lui parler. Si elle ne répond pas, tenez-lui la main et demandez-lui de la serrer. Si elle ne réagit pas, renseigne le spécialiste, ça veut dire qu’elle a un problème de conscience.

‘’Dans ce cas, souligne-t-il, vous la mettez en position latérale de sécurité, c’est-à-dire sur le côté. Et vous commencez à la réanimer, à travers par exemple la respiration artérielle, le bouche-à-bouche qu’on peut associer par exemple à un massage cardiaque’’.

Si la victime est consciente, il faut essayer de la rassurer, en essayant notamment de s’enquérir de ses nouvelles, tout en évitant de l’affoler ou de lui parler de ses blessures. ‘’Ce n’est pas la peine de crier ou de discuter autour des victimes. Parce que même ceux qui sont inconscients peuvent entendre ce qui se passe autour sans pouvoir réagir. Ce n’est pas en criant qu’on leur rend service. Par exemple, s’ils entendent que c’est fini, ils peuvent cesser de se battre contre le mal’’.

Après avoir vérifié l’état de conscience et de ventilation de la victime, il faut vérifier si celle-ci n’a pas des saignements. ‘’C’est fondamental, informe l’expert en sécurité. En cas de saignement, vous essayez de l’arrêter, soit en mettant un point de compression au-dessus de l’endroit qui saigne pour bloquer l’artère et arrêter le saignement. Ou bien vous prenez un chiffon ou un habit propre, vous le pliez et vous le passez sur la plaie jusqu’à ce que le saignement s’arrête’’.

Dans le cas où ces gestes sont correctement exécutés, il y a de fortes chances de sauver les personnes victimes d’accident de la route. Amadou Canar Diop insiste : ‘’Si la victime respire et que le saignement est arrêté, les chances de survie sont énormes. En revanche, si elle a un problème respiratoire ou si elle continue de saigner, elle peut rapidement passer de vie à trépas.’’

Revenant sur les gestes et comportements à éviter dans de pareilles circonstances, il énumère : ‘’D’abord, il faut éviter d’essayer de déplacer les victimes, sauf en cas de nécessité. Ensuite, il ne faut pas donner de l’eau à tout bout de champ. Certains, par exemple, peuvent nécessiter des interventions et certaines interventions se font à jeun. Enfin, il faut éviter de se lamenter autour des victimes et de leur obstruer l’air ; ce qui peut leur priver de l’oxygène dont elles ont besoin pour respirer et survivre.’’

En outre, de l’avis de l’expert, dans les accidents, il ne faut pas penser que ceux qui souffrent le plus sont ceux qui crient. Bien au contraire. ‘’Généralement, fait-il remarquer, dans les accidents, ceux qui crient ont le moindre mal. C’est ceux qui ne réagissent pas qu’il faut prioriser dans les secours. Il faut, enfin, éviter de faire des gestes quand on n’est pas sûr de les réussir’’.

Dans la même veine, M. Diop est revenu sur la nécessité d’identifier les victimes en fonction de leur état pour une meilleure organisation des secours.

Mor Amar

 

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