Publié le 21 May 2025 - 12:47
PRIVÉ DE BOURSE, ABDOU AZIZ SE TOURNE VERS LA VENTE DE CHANVRE INDIEN

Le tribunal le condamne à deux ans de prison ferme

 

Il rêvait de décrocher sa Licence en psychologie. Il en était même à sa quatrième année. Mais c’est dans le box des prévenus qu’Abdou Aziz Diayté, 24 ans, a vu tous ses projets basculer. Hier, au tribunal des flagrants délits de Dakar, son visage fermé et ses sanglots ont marqué plus d’un.

 

Abdou Aziz n’a pas cherché à fuir ses responsabilités. Il a reconnu sans détour avoir vendu du chanvre indien. Pourquoi ? Parce qu’il ne touchait plus sa bourse. Et que la Tabaski approchait.  ‘’J’ai commencé, il n’y a même pas un mois. Je voulais aider mes parents qui sont au village. Et aussi avoir de quoi rentrer pour fêter la Tabaski avec eux’’, a-t-il dit pour tenter d’expliquer son acte. Il a affirmé avoir acheté du ‘’yamba’’ pour une valeur de 10 000 F CFA, qu’il revendait à l’université. C’est à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, alors qu’il était en compagnie de deux jeunes, que les vigiles l’ont interpellé.  ‘’Ils m’ont demandé de leur remettre mon sac. J’ai refusé. Ensuite, ils m’ont conduit à la direction du Coud où ils m’ont battu. J’ai été blessé. Mais je regrette ce que j’ai fait’’ s’est-il amendé.

Au moment du réquisitoire, Abdou Aziz a fondu en larmes. Une scène rare, même dans une salle d’audience habituée aux drames. Le parquet, lui, est resté ferme. Selon ses déclarations, l’arrestation est intervenue après une opération de filature menée le 27 avril par les policiers du Point E. Ils avaient été informés d’un trafic de drogue en cours dans l’université. La planque a permis d’interpeller le jeune étudiant avec 39 cornets de chanvre indien en sa possession. Le procureur a requis deux ans de prison ferme.

Face à cette demande, Me Thiam, avocat de la défense, a tenté de sensibiliser le tribunal : ‘’On ne peut pas justifier une infraction, mais on peut comprendre ce qui pousse un jeune à commettre une erreur. Ce garçon est un étudiant, pas un criminel. Il a reconnu les faits. Il traverse une situation de grande détresse’’, a souligné la robe noire. Maitre Thiam a plaidé pour une application bienveillante de la loi, soulignant que le Code des drogues permet, dans certains cas, de descendre en dessous du minimum légal.

Mais le tribunal n’a pas suivi sa requête. Reconnu coupable, Abdou Aziz Diayté a été condamné à deux ans d’emprisonnement ferme. À l’énoncé du verdict, il s’est littéralement effondré. Le tribunal a par ailleurs ordonné la destruction de la drogue saisie.

MAGUETTE NDAO

Section: 
ABUS DE CONFIANCE ET ESCROQUERIE :Treize victimes réclament 13,35 millions FCFA à un menuisier
PREPARATIFS DU 4 AVRIL A THIES : Le gouverneur Saër Ndao affiche sa confiance
POINT-E : ABUS DE CONFIANCE SUR UN MONTANT DE 30 MILLIONS : Un technicien de surface turc interpellé, de retour chez lui
Enfants maires
Séquestration
RESULATS DE LA VALIDATION DU SENEGAL DANS LE SECTEUR EXTRACTIF : Pourquoi le Sénégal a obtenu un score global de 89 points sur 100
INSÉCURITÉ FONCIÈRE DANS LE MONDE: Un adulte sur quatre menacé de perdre ses terres ou son logement
TUBERCULOSE AU SÉNÉGAL Un malade sur 4 non identifié
BILLETS NOIRS ET “PRODUIT MIRACLE” : Une arnaque qui transforme des victimes en suspects
Rapatriement du patrimoine d’El Hadj Oumar Tall
ESCROQUERIE EN LIGNE, USAGE FRAUDULEUX DE LOGOS APPARTENANT A DES PRIVES … : Les limiers de Zac Mbao interpellent un duo infernal
BASSIN DE RÉTENTION DE YEUMBEUL SUD : Une découverte macabre enregistrée ce samedi
Arrestation
Chamboulement dans la police
ACCIDENT MORTEL SUR LA ROUTE DE NIMZATT Le khalife de Ngoumbeu Nguewoul et ses deux épouses y perdent la vie
RAPPORT – TRAFIC DE COCAÏNE Comment l’Afrique de l'Ouest est devenue la plaque tournante
FRAUDE FINANCIÈRE : INTERPOL alerte sur un crime transnational et évolutif
SÉCURITÉ ROUTIÈRE : Collision entre ministère et syndicalistes
LUTTE CONTRE LE TRAFIC DE BOIS, REFORESTATION, CLASSEMENT DE NOUVELLES FORÊTS... Les exigences de Diomaye
VERS UN PACTE DE JEU RESPONSABLE : La Lonase et le CEPIAD au chevet des parieurs