Publié le 12 Nov 2019 - 18:34
PROMOTION DE LA LECTURE

Ibrahima Lô préconise la création de réseaux publics de lecture

 

Pour inciter davantage les adultes et les jeunes à la lecture, le directeur du Livre et de la Lecture, Ibrahima Lô, recommande un retour aux bonnes pratiques telles que la création et l’élargissement de réseaux publics de lecture qui ont permis, dans le temps, à plusieurs citoyens de lire des milliers de livres.

 

‘’C’est Nelson Mandela qui disait : ‘Une nation qui gagne, c’est une nation qui lit.’ Si nous voulons que notre nation gagne, il n’y a aucune raison que nous ne travaillons pas à cela.’’’ Cette assertion du défunt président de la ‘’Nation arc-en-ciel’’ et reprise par le directeur du Livre et de la Culture appelle à une large remobilisation autour du livre, dans ce Sénégal affecté par la ‘’crise de la lecture’’. Moyen essentiel de la formation du citoyen, la lecture semble occuper de moins en moins les adultes et les jeunes. Une situation due à l’avènement du net et des smartphones.

Cependant, Ibrahima Lô reste convaincu qu’il est bien possible de parvenir à un retour aux bonnes pratiques qui ont permis à beaucoup de Sénégalais de lire près ou plus de mille livres. ‘’Moi, je suis de ceux qui pensent que les jeunes lisent autant qu’ils lisaient par le passé. Seulement, ce sont les modalités de la lecture qui ont changé. Tout le monde ou presque dispose de smartphones qui lui permettent de lire. Nous passons beaucoup de temps sur Internet et lisons. L’intérêt, aujourd’hui, c’est de savoir comment accompagner ces nouvelles dynamiques et ne pas les subir. Cette question s’adresse à tous les formateurs, mais aussi aux citoyens. Il faut nécessairement qu’on s’occupe de cette question et de la façon la plus sérieuse, en mettant en œuvre un réseau de lecture public tel que celui qui nous ait confié au ministère de la Culture et de la Communication’’, affirme M. Lô.

Le directeur du Livre et de la Culture était à Thiès, hier, où il a rencontré ses collègues universitaires pour une réunion en prélude à l’organisation de la 17e édition de la Foire internationale du livre et du matériel didactique (Fildak). Elle se déroule, cette année du 21 au 26 novembre, avec comme pays invité d’honneur la République de Guinée. Elle sera accueillie par Thiès et Dakar. Une première.

Selon le directeur du Livre et de la Culture, le choix de la capitale du Rail pour abriter cette fête internationale du livre est très loin d’être fortuit et anodin. Le comité scientifique de la Fildak, ajoute˗t˗il, s’est basé sur des critères bien définis. ‘’Cette année, la particularité de cette édition, c’est que la Fildak se tient entre Thiès et Dakar. Un choix qui s’explique par deux raisons. La première, c’est le fait que Thiès est considérée comme une capitale étant au Centre. C’est l’une des raisons pour lesquelles le comité scientifique de la Fildak l’a choisie et spécifiquement l’université de Thiès qui est l’institution à l’honneur. Thiès, c’est aussi le choix de son recteur, Ramatoulaye Diagne Mbengue. Elle a été choisie, non pas parce qu’elle est une femme, mais plutôt pour son profil, ses capacités, bref à tout ce qu’elle a pu démontrer sur le champ de l’enseignement et de la recherche’’, explique Ibrahima Lô. Première femme à occuper le poste de recteur au Sénégal, l’honneur revient également au Pr. Ramatoulaye Diagne Mbengue de prononcer la leçon inaugurale, le 21 novembre, jour l’ouverture de la Fildak.

 Toujours dans le cadre de la Fildak, Thiès va accueillir, les 22 et 23 novembre, un colloque animé par de hautes personnalités. Le thème dudit colloque va reprendre celui de la Fildak, c’est-à-dire ‘’Livre et citoyenneté’’.

GAUSTIN DIATTA (THIES) 

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