Violences
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Pour mieux régler les cas de violences basées sur le genre au niveau national, l’ONG Education et développement de l’enfant (Eden) a mis sur pied un groupe de ‘’marraines’’. Ces dames, au nombre de 300, ont pour objectif, renseigne-t-on, d’aller à la rencontre de la population pour les sensibiliser, mais aussi d’encourager les victimes de violences basées sur le genre (VBG) à utiliser les procédés adéquats pour dénoncer leurs bourreaux. Marie L. Ba est marraine d’Eden de la commune de Gounass, dans le département de Guédiawaye.
C’est dans ce cadre qu’elles organisent des journées de plaidoyers, causeries, mobilisations sociales pour un changement de comportement. ‘’Nous allons à l’assaut de toutes les couches de la société pour obtenir gain de cause dans ce combat. Chacun a son mot à dire. Et pour gagner cette bataille, il faut allier plaidoyer et dénonciation. Il faut que les femmes sachent qu’il y a des personnes qui sont prêtes pour les accompagner, en cas de VBG.
Nous les marraines, nous sommes là pour les aider dans ce sens’’, déclare-t-elle. Aux yeux de Mme Ba, ces victimes doivent avoir confiance en elles. Elle se réjouit d’ailleurs des changements obtenus dans ce cadre. Ces derniers ne sont pas négligeables. D’après Marie L. Ba, une étude publiée au mois de novembre dernier fait état de 668 cas de violence sur mineures, 706 agressions sexuelles et plus de 1 200 cas de viol et 15 femmes mortes des suites de maladies, en 2019.