Publié le 19 Feb 2013 - 22:02
MEETING PDS À DIOURBEL

Aïda Mbodj attaque les libéraux «disparus» et égratigne Macky Sall

Pour l'ancienne ministre d'État sous Wade dont le parti absorbait un mouvement citoyen, les déserteurs du Parti démocratique sénégalais sont les véreux bavards qui ne veulent plus entendre parler d'Abdoulaye Wade.

 

«Tous les responsables véreux ont déserté le Parti démocratique sénégalais (PDS). Aujourd’hui, ils sont nombreux à se cacher, ils ne veulent plus entendre parler du président Wade et pourtant, aux heures de gloire du Pds, c’étaient les plus bavards.» Ce réquisitoire implacable a été développé hier par le maire de Bambey, à l’occasion de la cérémonie de fusion du mouvement «And ndioukel Ndiarème» de Mama Amar dans le Parti démocratique sénégalais. Aïda Mbodji, marraine de cet événement qui a eu pour cadre le quartier Keur Gou Mag de Diourbel, a affirmé avec force que le président Macky Sall n’avait pas besoin de faire des audits pour savoir qui a volé l’argent du pays et qui ne l’a pas fait. «Il lui aurait juste suffi de voir le comportement des uns et des autres pour savoir de quel côté se trouve la peur», a-t-elle indiqué.

 

Selon l'ancienne ministre d'État devenue députée après la chute du régime libéral, ceux qui cherchent refuge quelque part et ceux qui, depuis la défaite de Me Wade, se sont terrés, sont ceux qui ont dilapidé l’argent du pays. «Combien étaient-ils, ceux qui ont porté des responsabilités, sous le règne de Wade à Diourbel ? Combien étaient-ils à bénéficier des largesses du président Wade ? Où sont-ils aujourd’hui ?». Allusion à peine voilée à Aminata Tall, l'ex-maire de la capitale du Baol, aujourd'hui présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE) ?

 

Séance tenante, Aïda Mbodj est passée aux actes concernant cette nouvelle recrue. «Mama Amar, je te livre ici la bonne nouvelle : tu es désormais membre du Comité directeur du Parti démocratique sénégalais. Tu pourras représenter le département de Diourbel dans ladite instance et tu pourras y défendre les intérêts de tes mandants», lui a-t-elle dit. «Aujourd’hui, le Pds est devenu un parti où les responsables se disent la vérité, un parti où les membres se vouent un respect réciproque.»

 

«Le pays est bloqué, rien ne bouge»

 

Revenant sur la situation actuelle du pays, le maire de Bambey a souligné que l’actuel président de la République avait trompé les Sénégalais en leur disant que le seul problème du pays était l'ancien président Abdoulaye Wade. Macky Sall «avait soutenu que le pays retrouverait son lustre avec le départ de Wade. Aujourd’hui, les gens se rendent à l’évidence que le problème du Sénégal d'aujourd'hui est que Macky Sall avait fait une promesse qu’il est incapable d'honorer».

 

Loin de s'en réjouir face à ses militants et sympathisants, la présidente de Commission à l'Assemblée nationale constate : «Tout le pays est bloqué, rien ne bouge, c’est pourquoi le peuple souffre.» Chargé de faire revivre le Pds dans le département de Diourbel, Mama Amar a dit regretter la «disparition» des responsables libéraux qui, depuis la défaite de Wade en 2012, ne sont pas revenus consoler les militants libéraux qui ont bravé toutes sortes de difficultés pour le triomphe de leur parti. L'occasion pour lui de dévoiler ses ambitions en perspective des élections locales de l'année prochaine. D'où sa volonté affirmée de briguer la mairie de Diourbel.

 

 

BABACAR DIOUF

 

 

AVERTISSEMENT!

Il est strictement interdit aux sites d'information établis ou non au Sénégal de copier-coller les articles d' EnQuête+ sans autorisation express. Les contrevenants à cette interdiction feront l'objet de poursuites judiciaires immédiates.

 

Section: 
PROMULGATION DE LA CONSTITUTION La nouvelle fatwa de Sonko
PARTI SOCIALISTE : Aminata Mbengue Ndiaye suspend toutes les réunions au siège du parti
CRISE INSTITUTIONNELLE AU SÉNÉGAL : La Coalition Diomaye Président fait bloc contre le “détournement” de la révision constitutionnelle
PROJET DE REVISION CONSTITUTIONNELLE DU GROUPE PARLEMENTAIRE PASTEF : L’APR dénonce un "rafistolage constitutionnel"
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : Le Conseil national du Laïcat interpelle le Président Faye
GUERRE DES POUVOIRS : Le hold-up constitutionnel
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE – CONFÉRENCE DE PRESSE DE PASTEF Pastef défend sa réforme et assume le bras de fer institutionnel
REVISION CONSTITUTIONNELLE : Le PDS exige un référendum et appelle à un sursaut républicain
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE-AMANDEMENTS DE LA MAJORITÉ PARLEMENTAIRE : Le gouvernement pour une concertation avec les acteurs politiques et de la société civile
RENVOI CODES DU TRAVAIL, CONDITIONS POUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION : L’Assemblée déclenche la guerre
RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Pastef dans un engrenage
THIES - REFORMES INSTITUTIONNELLES L’APR dénonce une « dérive »
POLITIQUE : Juan Branco, l’allié encombrant du Pastef
RECONFIGURATION POLITIQUE : Une drôle d'opposition
APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR OUSMANE SONKO Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir
RÉINTÉGRATION OUSMANE SONKO Le Conseil Constitutionnel clôt le débat
CANDIDATURE À L'ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique en Europe
POUVOIRS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Entre fantasmes et réalité
TENSIONS EXPLOSIVES AU PARTI SOCIALISTES : Une motion de confiance sur fond de violents affrontements
CRISE AU PARTI SOCIALISTE Des lendemains incertains dans la maison de Senghor