Publié le 9 May 2013 - 13:47
DOUDOU WADE REPOND A JULES NDENE :

«Quand nous organisions une marche pour libérer les otages, Souleymane Ndéné était à Londres pour apprendre l’anglais»

 

 

La sortie du dernier Premier ministre et directeur de campagne de Me Abdoulaye Wade continue de faire des vagues. Souleymane Ndéné Ndiaye faisait la leçon à ses frères libéraux depuis Londres. Doudou Wade, sarcastique, lui répond qu’il est allé apprendre l’anglais au moment où eux marchent pour «libérer les otages».

Des voix continuent de s’élever au Parti démocratique sénégalais (Pds) pour fustiger la sortie de l’ancien Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, faisant la leçon à ses frères libéraux. Depuis Londres où il séjourne pour parfaire sa maîtrise de la langue de Shakespeare, le maire de Guinguinéo a apprécié la feuille de route du Pds contre l’incarcération de Karim Wade en disant que «le temps de la justice n’est pas le temps de la politique».

Et c’est Doudou Wade, neveu de Me Wade et ancien président du groupe parlementaire libéral, qui monte à l’abordage du directeur de la campagne ayant abouti à la défaite du régime. «Nous n’avons pas les mêmes directions. Le parti revient d’une défaite et nous sommes dans l’opposition. Nous avions tous assumé des responsabilités non seulement dans les affaires, mais dans cette défaite».

A l’en croire, le Pds est aujourd’hui dans la consolidation des acquis. «Rassembler les militants, se massifier et se tenir en ordre de bataille dans le cadre législatif par notre groupe parlementaire et, sur le terrain politique, la prise en charge des préoccupations des populations». Et quand ils organisaient une marche «pour libérer les otages », Souleymane Ndéné est à Londres «pour apprendre de l’anglais », explique Doudou Wade.

Le sarcasme dans la voix, il assène : « nous allons profiter de son absence afin d’apprendre le saraxole, le sereer et le joola, pour pouvoir parler aux populations et prendre leurs préoccupations. Lorsqu’il rentrera au Sénégal, peut-être qu’il reviendra dans le parti, sinon il ira en Gambie pour parler aux Gambiens».

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