Publié le 4 Jun 2013 - 11:08
POLITIQUE, ÉCONOMIE, SOCIAL...

Le regard critique du M23 sur la gouvernance Sall

 

Après trois mois de silence suite à la mise en place de son bureau le 13 février dernier, le Mouvement du 23 juin se réveille et profite d'une conférence de presse tenue hier pour constater que les choses ne marchent pas comme espéré...

''L'ère est à la rupture. Et les Sénégalais attendent encore la rupture». Ces propos tenus par le coordonnateur du Mouvement du 23 juin renvoient à la situation qui prévaut au Sénégal aux plans politique, économique, social, institutionnel, etc. En effet, selon Mamadou Mbodj, s'il est vrai que des «efforts méritoires» ont été consentis en matière de baisse de certaines denrées alimentaires et dans la traque des biens mal acquis, il reste beaucoup à faire. A ce niveau, le M23 a relevé des questions déterminantes qui constituent, selon lui, les points défaillants du régime actuel.

Sur le plan social, le M23 estime que le gouvernement de Macky Sall doit davantage mettre l'accent sur la résolution de certaines situations de crise qui secouent des entreprises comme King Fahd Palace, Dangote, l'ex-Transplast, l'ex-SOTRAC, etc. D'autre part, il s'avère impérieux que le gouvernement rectifie sa stratégie de communication en direction des enseignants. ''Le non paiement des indemnités liées aux examens de 2012, à la date du 28 mai 2013, est un signe de négligence coupable et condamnable, autant que le statu quo observé sur la validation des années de vacation et sur la convocation des assises de l'éducation», s'est indigné Mamadou Mbodj.

«Gouvernance de consensus»

Ensuite, sur le plan politique, le coordonnateur du M23 s'est inquiété de la volonté du président de la République et du gouvernement de mettre en œuvre une réelle politique de rupture. «Quand on suit bien l'actualité, on a l'impression que les nominations sont fondées sur une sorte de partage», affirme le coordonnateur. Une méthode qui «favorise le népotisme et le clientélisme». Au plan économique, le M23 attire l'attention des autorités sur la protection du marché agricole et le contrôle strict aussi bien des investisseurs que des importateurs qui évoluent dans le milieu. Et alors que l'hivernage est déjà là, l'Etat est appelé à protéger les populations contre les inondations par des mesures idoines efficaces et pérennes.
Selon Mamadou Mbodj, il est temps que le gouvernement rompe d'avec le système de gouvernance solitaire au profit d'une «gouvernance de consensus».

 

DJIDI DIARRA (STAGIAIRE)
 
 

 

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