Publié le 1 Jul 2026 - 12:21
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE

Le PDS appelle à voter « non » …

 

Le Parti démocratique sénégalais (PDS) prend clairement position dans le débat sur la révision de la Constitution. Dans un communiqué publié ce mardi, le parti dirigé par les libéraux dit accueillir avec « une profonde satisfaction » la décision du président Bassirou Diomaye Faye de soumettre les propositions de modification constitutionnelle du Pastef à un référendum, après un débat national.

Le PDS estime que le recours au peuple constitue la meilleure voie pour trancher cette question et appelle d'ores et déjà ses militants, ses sympathisants ainsi que l'ensemble des Sénégalais à voter massivement « non » lors de la consultation populaire.

Au-delà de cet appel, le communiqué se transforme en une charge contre le Premier ministre Ousmane Sonko. Le parti l'accuse de poursuivre des objectifs personnels à travers cette réforme constitutionnelle. Selon le PDS, ces modifications de la Loi fondamentale répondraient davantage à « une soif de pouvoir » qu'à une volonté de renforcer les institutions de la République.

Les libéraux soutiennent également que le chef du gouvernement, qu'ils rendent responsable d'une « crise économique et financière sans précédent », chercherait désormais à provoquer une crise institutionnelle. Le communiqué affirme qu'il instrumentaliserait la présidence de l'Assemblée nationale dans le but de destituer le président de la République. Le PDS considère en outre qu'Ousmane Sonko occuperait cette fonction « de manière illégitime et en violation flagrante de la loi électorale ».

Le parti qualifie cette situation de « coup de force contre les institutions » et de « tentative de coup d'État institutionnel ». Il lance un appel au président de la République et au pouvoir judiciaire afin qu'ils prennent, selon ses termes, « toutes les dispositions nécessaires » pour préserver l'ordre constitutionnel, la démocratie, les libertés publiques et la paix civile.

Dans le même communiqué, le PDS condamne également les violences survenues à l'Assemblée nationale et dénonce l'agression dont aurait été victime le député Abdou Mbow, qu'il attribue à des parlementaires du Pastef.

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