Publié le 11 Aug 2016 - 23:07

Double nationalité à la tête d’un  pays est  indécente et inacceptable

 

Contrairement à une certaine opinion opposée  à l’obligation de clarification de nationalité pour tout candidat à la magistrature suprême, je trouve  indécent et  inacceptable qu’un citoyen puisse se jouer de son peuple en surfant entre deux ou plusieurs nationalités. Aussi  est-il  opportun de soulever le débat et normal de poser des garde-fous pour parer à de possibles  situations fâcheuses, dangereuses , voir  déshonorantes pour un peuple , un pays, à l’image de Panama avec le Général  Noriega sur qui les Etats unis ont prétexté exercé  un pouvoir d’Etat sur son citoyen pour aller le cueillir, le juger et l’embastiller pendant qu’il était encore chef d’ Etat.  

Il me semble important que tout aspirant au fauteuil de Président de la République d’un quelconque pays, puisse se déterminer  avant la compétition et dans ce cadre il me semble que la  période de notification  doit bien couvrir  à la période d’ouverture du mandat présidentiel en cours,  pour éviter toute immixtion étrangère ou tentatives de déstabilisation  de l’exercice du mandat en cours  par la deuxième patrie du candidat binational.

En outre une telle mesure mettrait un terme à un complexe nègre très répandu aujourd’hui sous les tropiques chez une certaine classe de nantis qui on ne sait à quelles fins, procèdent à des incubations de nationalités étrangères, souvent Américaines,  pour leurs progénitures. Le procédé est simple, conception et- grossesse  au Sénégal et accouchement aux Etas UNIS pour avoir la nationalité de ce pays, alors, pour qui connaît l’attachement du pays de l’oncle Sam à ses enfants, il faut réfléchir et prendre toutes les précautions nécessaires avant de porter  un Yankee à la tête de notre pays. Si   ce débat de la double nationalité doit déranger que cela  dérange ici et maintenant au lieu d’attendre d’avoir un cas concret.

Au demeurant quelque soit  la forme d’acquisition de cette deuxième nationalité, de manière opportuniste,  accidentelle ou de sang c'est-à-dire d’origine parentale, un choix doit être fait et à temps par le candidat potentiel.  Du reste, si  cela a créé des difficultés quelque part c’est que la question n’avait pas été traitée à temps.  Je souhaite vivement qu’une loi soit prise dans ce sens mais applicable aux prétendants de 2024  avec une disposition  dérogatoire fixant un deadline  pour les candidats aux  élections de 2019.  C’est culturellement révolutionnaire et politiquement correct

 Waly Ndiaye Observateur politique

 

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