Publié le 19 Dec 2019 - 07:42
PROJET DES 100 000 LOGEMENTS

Une plateforme numérique lancée ce vendredi

 

Le Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) a reçu, hier, le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, Abdou Karim Fofana. Cette rencontre était la quatrième séance plénière organisée par l’institution dirigée par Aminata Mbengue Ndiaye, depuis l’ouverture de cette cession.   

 

Le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique intensifie son combat contre les bidonvilles.  Le département dirigé par Abdou Karim Fofana lance, à cet effet, ce vendredi, une plateforme numérique pour trier les éventuelles bénéficiaires du projet des 100 000 logements programmés durant ces cinq ans.

Il s’agira ainsi, selon le ministre qui faisait face aux hauts conseillers des collectivités territoriales, de choisir, parmi les postulants, à travers ce portail numérique, les ménages dont les revenus mensuels ne dépassent pas de plus de 450 mille francs Cfa. Les critères de sélection favorisent également les handicapés et les Sénégalais qui n’ont jamais été propriétaires de maison.

‘’Il nous faut filtrer les demandes ; il faut que les gens s’inscrivent. Nous n’allons pas nous limiter à la plateforme numérique, car, dans dix jours, nous allons envoyer des missions avec des enquêteurs qui vont prendre les informations sur les populations qui ont des revenus irréguliers ou qui ne sont pas traçables par le système bancaire’’, a laissé entendre le ministre de l’Urbanisme.  

Abdou Karim Fofana explique, en outre, que cette location-vente va coûter entre 10 et 12 millions de francs Cfa aux bénéficiaires. Elle sera payable sur 15 à 25 ans et les récipiendaires devront s’acquitter d’un loyer compris entre 60 et 100 mille F Cfa par mois.    

Outre le volet logement, le ministre de l’Urbanisme est revenu sur le problème d’insalubrité. Abdou Karim Fofana s’est, en effet, penché sur la problématique de la décharge de Mbeubeuss. A l’en croire, on ne peut pas parler de programme ‘’Zéro déchet’’, tout en ayant toujours des dépôts sauvages. Il est prévu, à cet effet, la restructuration de la décharge, à travers le Programme de modernisation de la gestion des déchets (Promogen). Le ministre renseigne d’ailleurs qu’un dossier de financement va être présenté au Conseil d’administration de la Banque mondiale. ‘’L’Etat du Sénégal est dans une démarche déterminée pour la restructuration de Mbeubeuss. Il y a également la mise en place des centres intégrés qui vont nous permettre de passer d’un système de collecte de décharge à un système et collecte de tri de la valorisation des décharges. Le secteur des déchets est générateur de revenus, car à Mbeubeuss, nous avons environ 1 800 recycleurs qui y travaillent pour une recette annuelle de 6,5 milliards. Mais cela ne justifie pas cet état de fait et l’Etat du Sénégal a pris ses dispositions’’, précise le ministre.

Abdou Karim Fofana renseigne, en outre, que l’Etat compte mettre sur pied des décharges départementaux.  Pour lui, il ne s’agira pas d’avoir les mêmes qui contaminent la nappe phréatique pour laisser la place à l’incinération sauvage, créant ainsi des effets de serre.

Une brigade de salubrité

Toujours sur la question de l’hygiène publique, le ministre estime qu’elle doit être l’affaire de tous. C’est dans ce cadre qu’il sollicite l’implication des conseillers municipaux sur cette question.  ‘’Quand on l’évoque, tout le monde est d’accord, parce qu’on sait que c’est une priorité pour tous les Sénégalais. Il faut que les communes, les maires, les élus s’engagent à mettre à disposition le foncier pour ces questions d’équipements publics’’, pense-t-il. A ses yeux, le foncier ne sert pas tout simplement à faire des lotissements pour le logement.

Devant l’équipe d’Aminata Mbengue Ndiaye, le ministre de l’Urbanisme a également fait le point sur les activités de désencombrement et l’occupation anarchique. Sur cette question, Abdou Karim Fofana regrette que l’objectif n’ait pas été atteint sur certains sites. Il compte, par conséquent, mettre sur pied une brigade spéciale pour la lutte contre l’insalubrité et les encombrements.

Face à certains hauts conseillers et leur présidente qui souhaitent plus de clémence et d’humanisme dans les opérations de déguerpissement, le ministre de l’Urbanisme a rétorqué qu’il faut de la rigidité et de la sévérité dans la démarche. ‘’Les forces de répression sont incontournables dans ces opérations. Cette brigade sera composée de 1 000 agents et policiers répartis entre les communes’’, renseigne M. Fofana. 

HABIBATOU TRAORE

Section: 
SENEGAL DIGITAL FACTORY : Un nouveau pas vers la souveraineté technologique
Ageroute Sénégal- Gallo Bâ prend les commandes
5E EDITION DES JOURNEES DU MEDICAMENT : Les pharmaciens plaident pour la souveraineté pharmaceutique du Sénégal
SINDIA : Thiafoura et ses environs veulent bâtir un système alimentaire territorial durable
SIAQ-DAKAR 2026 : Le Sénégal mise sur l’aquaculture pour soutenir sa souveraineté alimentaire
JOURNÉE MONDIALE DES ENSEIGNANTS : Former et protéger les enseignants face aux mutations du métier
CODE PÉTROLIER La proposition des députés déclarée irrecevable
ACCÈS UNIVERSEL À L’ÉLECTRICITÉ : 998 milliards de FCFA d’engagements annoncés
DEPUIS SA CRÉATION EN 2021 : L’Onrac a recouvré plus de 50 milliards de francs CFA
COUPURES INTEMPESTIVES DE COURANT À KAOLACK : Le commerce et l’artisanat affectés
AUTONOMISATION DES FEMMES À THIÈS : Babacar Diop lance une offensive financière
SENELEC – YAAKAAR TERANGA – BP... : Abdourahmane Diouf carte sur table
Fonsis
DÉPENSES MONDIALES DE RECHERCHE, IA : Elles vont atteindre 3 400 milliards de dollars, cette année
APPROVISIONNEMENT EN EAU DURANT LES JOJ : Le COJOJ, la SEN’EAU et la SONES se donnent la main
SAINT LOUIS : TRANSITION ÉNERGÉTIQUE JUSTE (JET) : Faire de l'électricité un véritable levier de production
ARCOP – ENVIRONNEMENT : La commande publique fait sa mue
COOPERATION UNIVERSITAIRE EN AFRIQUE DE L'OUEST : Les recteurs appellent à l'action et à la diplomatie scientifique
DR MAMADOU NDIAYE (CONSULTANT EN SÉCURITÉ ALIMENTAIRE) "Le papier journal, c'est de l'encre et peut être extrêmement dangereux pour la santé"
DIOMAYE À NEW YORK : Une diplomatie active confrontée à une contrainte économique majeure