Publié le 23 Dec 2020 - 19:44
2e VAGUE MEURTRIERE DE COVID-19

Touba se remobilise

 

La situation épidémiologique de la pandémie inquiète dans la cité religieuse. Le nombre de cas confirmé est de 702 cas, avec 597 guéris, pour un total de 39 décès, depuis le début. La semaine dernière, deux décès ont été répertoriés. Le sous-préfet de Ndame a décidé de mettre en place un comité local de gestion des épidémies.

 

La deuxième vague de la Covid-19 nécessite la prise de mesures hardies. C’est la raison pour laquelle le médecin-chef du district sanitaire de Touba, Docteur Ndèye Maguette Diop, a invité les populations à suivre l’exemple du khalife général des mourides, en portant le masque, lors d’une réunion du comité local de gestion des épidémies.

Pour la blouse blanche, ‘’le véritable problème, c’est au niveau de la communauté qui doit s’engager en respectant les mesures barrières. Nous demandons aux autorités locales (chefs de village, leaders d’opinion) de jouer leur partition dans cette lutte. Il faut éviter la stigmatisation. C’est ce qui entraine le déni. Celui qui refuse de se faire dépister est un vecteur dans la communauté. Il faut que les cas soient entourés par leur communauté. Le khalife est le premier à porter le masque. Ce qui devrait nous amener à l’imiter et, ce faisant, le port du masque devrait être vulgarisé à Touba. C’est une opportunité que nous, agents de santé, devrions saisir. Ce que le ‘ndiguel’ peut faire, le conseil sanitaire ne le peut pas’’.

Ce comité qui vient d’être mis en place par le sous-préfet Babacar Ibra Mar. Expliquant le bien-fondé de son acte, le sous-préfet a déclaré : ‘’Nous avons constaté une nouvelle vague de Covid. En trois semaines, le nombre de cas positifs recensés est de loin supérieur au nombre que Touba a eu, lors de la première vague, en trois mois. Lorsque je m’en suis ouvert à Madame le Médecin-Chef du district sanitaire, elle m’a fait comprendre qu’il n’y avait pas un comité local de gestion. Ce que j’ai jugé inacceptable. Alors, j’ai décidé de mettre sur place un comité qui va se réunir périodiquement, pour voir comment riposter’’.

Dans la ville sainte, la situation est préoccupante. Et pour cause : six nouveaux cas ont été recensés hier et ils sont tous communautaires. Actuellement, le nombre de cas suivis à domicile est de 44. Le nombre de contacts suivi est de 45 et parmi les malades de la semaine, il ya 8 cas graves. Hier, il n’y a pas eu de décès, alors que la semaine dernière, deux morts ont été comptabilisés.  

Faisant le cumul, depuis le début de la pandémie, le Dr Ndèye Maguette Diop, le médecin-chef du district sanitaire, confie : ‘’Touba est à 702 cas confirmés avec 597 guéris et un total de 39 décès, depuis le début. Juste noter qu’on a une augmentation très rapide du nombre de cas, pendant le mois de décembre. Rien que durant la semaine du 14 au 20 décembre, on a eu 46 cas, alors que sur les trois semaines du mois de décembre, on a un total de 61 cas, avec plus de la moitié juste la dernière semaine. Au mois de novembre, on n’était qu’à 11 cas. Ces chiffres montrent que, depuis le mois de novembre, il y a une augmentation, mais avec une accélération assez importante cette dernière semaine.’’ Au mois d’octobre, il n’y avait presque plus de cas.

 Parmi les recommandations et doléances, les participants ont demandé la réouverture immédiate du CTE de Touba. ‘’Ce sera fait dans une semaine, après l’échange que j’ai eu avec le docteur Fatou Mbaye Sylla, la directrice générale des Etablissements de santé. C’est un CTE de référence. Il faut aussi l’engagement communautaire et faire en sorte que le déni soit banni. Il faudrait aussi respecter les mesures barrières qui, il faut le dire, ne sont pas du tout respectées. J’ai demandé aux forces de défense et de sécurité de faire appliquer ces dispositions’’, souligne le sous-préfet de Ndame.

 

Section: 
CARTOGRAPHIE DE LA CRIMINALITÉ DANS LA ZONE DE LA GENDARMERIE EN 2024 : Louga, Matam, Saint-Louis et Dakar : les régions les plus criminogènes
KIMO SEYDI (MEMBRE DES GARDES DU CORPS DE BARTHÉLEMY DIAS EMPRISONNÉS À SAINT-LOUIS) : "Depuis notre sortie de prison, nous n'avons ni vu ni entendu Barth’’
REJET DE SA PROPOSITION DE LOI : TAS démonte l'argument financier
CRISE DES MÉDIAS, SOUTIEN AUX SYNDICATS : Le Sénégal définit-il sa démocratie ?
CRIMINALISATION DE L'ACTIVITÉ DE PRESSE : Le Cdeps et l’Appel dénoncent
POURSUIVI POUR DIFFUSION DE FAUSSES NOUVELLES : Adama Fall relaxé après ses déclarations sur un supposé trafic de migrants
Musée international du prophète Muhammad (psl)...
Incendie à Guinguinéo
Mise en garde du CNRA
Keur Massar
ATTENTAT À LA PUDEUR ET PÉDOPHILIE : Cira Diouf risque cinq ans de réclusion criminelle
PROGRAMME NATIONAL D'ACCES AU LOGEMENT ET DE RENOVATION URBAINE (PNALRU) : La main tendue de l'État aux acteurs financiers
GOUDOMP - 11 FILLETTES EXCISÉES LE SAMEDI 15 FÉVRIER : L’UNICEF, l’UNFPA et l’ONU Femmes réclament des poursuites
SUSPENSION LOTISSEMENT HANGAR PÈLERIN : Les acquéreurs en règle dénoncent une suspension arbitraire
Dette intérieure
Déforestation
DÉTENTION ET MISE EN CIRCULATION DE FAUX BILLETS DE BANQUE : Quand un change de 2 000 euros brise une amitié et mène à la prison
KAOLACK - DÉSENGORGEMENT DE LA VOIE PUBLIQUE : Les occupants de l’avenue John Fitzgerald Kennedy déguerpis
LANCEMENT NEW DEAL TECHNOLOGIQUE : Le Gouvernement décline sa nouvelle feuille de route
GAMOU DE GASSANE : Les difficultés de la commune partagées