Publié le 17 Jun 2021 - 19:51
KEUR MASSAR - DISPUTE POUR UN CLIENT

 Le cireur plante plusieurs coups de couteau dans la poitrine de son cousin

 

Né en 2004 et cireur de profession, Alassane Dia a été tué, hier, par son cousin A. Dia, à coups de couteau. Une banale dispute est à l’origine de ce drame familial.

 

La station de Keur Massar, en plein chantier - un pont est en train d’être érigé sur cet axe - a été, hier, le théâtre d’un crime. Selon nos informations, une dispute entre deux jeunes cousins, qui habitent la même maison sise à Malika, partagent le même lit, le même nom de famille et sont homonymes de surcroit, a viré au drame. Tous deux cireurs de chaussures, ils se disputaient un client. Les nerfs se sont chauffés et Alassane Dia, qui vient de boucler ses 17 ans, et son ainé âgé de 26 ans, en sont venus aux mains.

Lors de la bagarre, le plus âgé a porté plusieurs coups de couteau à son voisin de chambre. Il l’a atteint à la poitrine. L’adolescent s’est effondré, puis, il s’est vidé de son sang, avant de rendre l’âme. Il faut croire que le meurtrier a été pris d’un accès de colère, voire de folie. Car, selon nos interlocuteurs, après son crime, il est resté hébété, incapable de bouger. Les choses se sont passées tellement vite que les commerçants et les badauds, qui grouillent dans cet axe névralgique de Keur Massar, n’ont eu que leurs yeux pour constater le drame.

Ils ont fait appel au gendarme qui, non loin de là, régulait la circulation. Ce dernier a averti ses collègues de la brigade de la gendarmerie qui ont rapidement rappliqué. Ils ont interpellé Alassane et l’ont acheminé dans les locaux de la brigade, pour les besoins de son audition, après ouverture d’une enquête.

Pendant ce temps, informent nos sources, le corps sans vie de la victime a été acheminé par des éléments de la brigade nationale des sapeurs-pompiers dans un établissement sanitaire de la place, pour les besoins de l’autopsie.

En tout cas, l’enquête s’annonce difficile, dans la mesure où l’accusé ne comprend ni la langue wolof encore moins le français. Il ne peut s’exprimer qu’en peulh, renseignent des sources. Une barrière linguistique qui risque de ne pas faciliter la tâche aux enquêteurs. N’empêche que les auditions des témoins de la scène ont démarré.  

CHEIKH THIAM

 

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