Publié le 13 Apr 2021 - 04:15
450 MILLIARDS FCFA POUR L’EMPLOI DES JEUNES

Serigne Mboup préfère le renforcement des entreprises existantes

 

L’opérateur économique Serigne Mboup n’appréhende pas la problématique de l’emploi des jeunes avec les yeux que les décideurs. Alors que 450 milliards FCFA sont annoncés pour financer l’emploi des jeunes sur une durée de 3 années, le chef d’entreprise préconise, plutôt, une orientation vers le renforcement des entreprises déjà existantes.

 

« Nous nous félicitons de ce que le Président est en train de faire. Mais, nous souhaitons une orientation vers le renforcement des entreprises existantes qu’elles soient petites, moyennes ou grandes pour les pousser à employer plus de personnes que de lancer les jeunes dans l'aventure. Partout où cela a été fait, il y a eu plus d'échec que de réussite », souligne le chef d’entreprise, Serigne Mboup. Qui s’est prononcé, hier sur la question de l’emploi, à Saly Portudal en marge d’un atelier organisé pour démarrer les activités d’une académie mise en place par son entreprise.

Selon le patron de CCBM, « pour développer un pays, il faut que 90% de sa population soient des salariés. Mais, si nous transformons notre pays en 82 % d’auto-emplois ou bien d’emplois dans le secteur informel, nous ne pouvons pas faire quelque chose de pérenne ». C’est la raison pour laquelle, M. Mboup estime que la meilleure formule est d’accompagner ceux qui sont déjà implantés. « Nous avons 800 employés et derrière nous avons a plus de 2000 chefs d'entreprise que nous accompagnons. Nous avons aussi, au niveau de nos actions public/privé, les chambres consulaires, grâce auxquelles nous accompagnons des milliers et des milliers de personnes et donc c'est ça la solution », propose-t-il.

Il précise : « la solution, c'est d'accompagner les jeunes, en les intégrant dans ce qu'on appelle l'économie sociale. C’est-à-dire, nous, les grandes entreprises, n'avons pas le droit de gérer la chaîne de valeur du début à la fin. Par exemple, il faut à un moment, permettre aux petites entreprises de prospérer. C’est-à-dire, de produire et de chercher des canaux de distribution, de les former et de les encadrer pour qu’elles-mêmes, demain, puissent devenir de grandes entreprises ».

D’ailleurs, c’est le principal objectif de l’académie qui est créée par sa structure et qui a été d’ailleurs lancé depuis 2009 avec le cabinet Profil BM Bordeaux de l'école Management de Pape Madické Diop. Il fait d’ailleurs savoir que c'est une école de services pour rendre plus efficaces leurs actions, leurs produits, en donnant plus de services aux consommateurs et en permettant à leurs partenaires et leurs personnels de renforcer leurs capacités et de pouvoir former d'autres personnes qui s'identifient à CCBM.

‘’Parce que CCBM a, certes, à peu près 800 emplois, mais, il a également des réseaux de partenaires de distribution partout dans le monde qui se chiffre à près de 2000 ou de 3000 entreprises qui distribuent ses produits ». Il précise également que leur ‘’objectif est de renforcer et d'accompagner les jeunes. Certes, l'entreprise est faite pour gagner de l'argent, mais, avant qu'elle n’en gagne, elle reste une entreprise de services, de social, pour payer des taxes et aussi pour employer des jeunes, pour permettre la consommation. Donc, notre vocation est de toujours investir pour créer de l'emploi’’.

IDRISSA AMINATA NIANG

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