Publié le 11 Apr 2014 - 20:00
AFFAIRE HISSÈNE HABRÉ

Les avocats de l'ex-président tchadien crachent le feu sur Mbacké Fall

 

Sidérés par les sorties multiples du Procureur général près les Chambres africaines extraordinaires (CAE), les avocats de l'ex-président tchadien Hissein Habré ont craché hier le feu sur Mbacké Fall. Ce dernier, selon les avocats de l'ex-président tchadien, viole les droits de Hissein Habré à chaque fois qu'il ouvre la bouche. 
 
 
''Les déclarations de Mbacké Fall sont abracadabrantes et violent la loi à chaque fois, ainsi que le secret de l'instruction et la présomption d'innocence. Il campe comme l’œil de N’Djamena dans la justice sénégalaise parce qu'il a une mission, celle d'assurer la condamnation de Hissein Habré'', a déclaré hier Me François Serres, au cours d'une conférence de presse organisée à Dakar par les avocats de Hissein Habré.
 
''Depuis le début de l'affaire, Mbacké Fall s'est montré le bras armé d'Idriss Deby et l'ennemi juré de Hissein Habré'', a asséné Me El Hadji Diouf. Selon le tonitruant avocat, ''le Procureur général près les Chambres africaines veut montrer à Idriss Deby qu'il a un pouvoir, alors qu'il est dessaisi du dossier, depuis le démarrage de l'instruction''. 
 
Enclenchée depuis l'arrestation de l'ex-président tchadien, l'affaire continue son petit bonhomme de chemin. Selon Me El Hadji Diouf, en plus d'être ''une grosse affaire de sous et de corruption'', ''elle est le plus grand scandale judiciaire de tous les temps, la plus grande tricherie et la plus grande escroquerie judiciaire savamment orchestrée et orientée par des Ong corrompues telles Human rights watch de Reed Brody, la Raddho d'Alioune Tine, l'Ondh, Amnesty international Sénégal et autres activistes des droits de l'homme qui n'ont jamais élevé la voix contre les nombreuses violations des droits de Hissein Habré''.
 
''Pour ces chasseurs de primes, Habré n'est pas un être humain et n'a même pas droit à la présomption d'innocence'', a martelé Me El Hadji Diouf, pour qui ''Hissein Habré est déjà condamné, avant la tenue de son procès''. 
 
''Le risque est grand pour Deby...''
 
La phase d'enquête bouclée, l'instruction du dossier est à présent en cours. 120 responsables tchadiens devaient être entendus par les juges des Chambres africaines. Ils se sont heurtés au niet catégorique du président Deby.
 
Selon Me El Hadji Diouf, ''quand Deby lui-même dit qu'il ne va pas permettre aux Chambres africaines extraordinaires d'auditionner les dignitaires de son régime qui étaient avec lui du temps de Habré, c'est qu'il n'a aucun respect pour le Sénégal, encore moins pour les Chambres africaines qu'il finance''. 
 
Me François Serres d'ajouter : ''le risque est grand pour Deby d'envoyer des Tchadiens pour être entendus au Sénégal de peur que sa responsabilité soit établie dans cette affaire''.
 
Toutes choses qui font dire à l'avocat français qu'ils sont ''confrontés à l'exécution d'un mandat politique mis en œuvre par un clan politique composé de Macky Sall, du Pm Aminata Touré, rejoint par l'avocat de la partie civile qui se drape aujourd'hui de la toge de ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba''.
 
À l'en croire, ''ce clan politique exécute un mandat délivré par d'ex-puissances coloniales : la France, la Belgique, les Pays-bas qui ont mis en place des chambres extra judiciaires financées par l'auteur du coup d'État Idriss Deby, couvert par l'UA''. 
 
Arrêté et placé sous mandat de dépôt depuis près de neuf mois, Hissein Habré s'est emmuré dans un silence assourdissant, depuis sa première audition.
 
Selon Me Ibrahima Diawara, ''le président Hissein Habré n'a pas voulu parler aux juges, parce qu'il s'est déjà exprimé sur la question, en soutenant qu'il ne reconnaissait pas les Chambres africaines extraordinaires, ainsi que le traité liant le Sénégal à l'UA qui a permis la mise en place de ces chambres, et toutes ces procédures qui ont été mises en branle jusqu'ici''.
 
En partenariat avec l'UA, les autorités judiciaires sénégalaises avaient émis l'idée de retransmettre en direct le procès de Hissein Habré. Mais elles se sont heurtées au veto du CNRA qui a pris une mesure interdisant toute retransmission en direct de cette affaire.
 
Malgré tout, ''le Procureur général près les Chambres africaines Mbacké Fall persiste à vouloir retransmettre en direct le procès. Mbacké Fall est un procureur rebelle qui ne respecte même les institutions de son pays''', a estimé Me El Hadji Diouf.
 
ASSANE MBAYE
 
 
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