Publié le 1 Apr 2012 - 03:49
APRÈS LE PALAIS

Abdoulaye Wade libère ses alliés pour un parti libéral fort

 

Le secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition) a décidé samedi de se séparer des formations politiques à qui il était allié dans le but de faire du renouveau pour un parti libéral fort dans l’opposition sénégalaise.

 

‘’Je remercie mes alliés mais je les libère parce qu’il nous faut du neuf en construisant avec du nouveau et des nouveaux engagements’’, a dit Abdoulaye Wade, dans son discours d’ouverture du congrès extraordinaire organisé par le PDS.

 

Des responsables libéraux, des députés et des sénateurs, plusieurs figures des partis alliés et de nombreux militants ont pris part à cette manifestation politique tenue à la salle de l’Unité africaine du CICES, qui a refusé du monde.

 

‘’Je ne veux pas du rafistolage, il nous faut des hommes et des femmes nouveaux pour construire (…) à partir d’un noyau de militants et de militantes fidèles, un parti libéral fort’’, a dit Abdoulaye Wade, devant les membres du Comité directeur de son parti et d’autres responsables des partis alliés.

 

Arrivé au pouvoir en mars 2000, le PDS s’est, durant ses 12 années de règne, allié avec des formations politiques. Lors de la présidentielle du 25 mars dernier, une coalition dénommée ‘’Forces alliées pour la victoire (FAL 2012) a porté la candidature de Me Wade. Mais la majorité sortante est vaincue au second tour devant la coalition Bennoo Bokk Yaakaar qui soutenait Macky Sall.

 

‘’Je rends hommage à Abdou Rahime Agne, à Mamadou Diop Decroix, à Djibo (Leyti) Ka, au professeur Iba Der Thiam et les quelque 60 partis politiques qui constituent la CAP 21, je vous remercie tous mais je dis que je vous libère’’, a soutenu le chef de l’Etat sortant Abdoulaye Wade.

 

‘’Il nous faut créer les conditions d’une nouvelle opposition. La bataille ne fait que commencer. Le jeu est en train d’être joué car c’est une bataille d’idées et de programmes’’, a admis le candidat malheureux au second tour de la présidentielle.

 

APS

 

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