Publié le 17 Nov 2012 - 04:55
CONVOCATION DE KARIM WADE

RÉACTIONS ....RÉACTIONS ...RÉACTIONS

EnQuête a receuilli le sentiment de quelques personnalités d PDS à propos de leur convocation et de celle du fils de l'ancien Président Abdoulaye Wade.

 

Oumar Sarr 

 

''Les bonbons, c'est le Pds''

 

Nous, les anciens ministres, ne devons pas relever de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI). En termes de juridiction, les anciens ministres relèvent de la Haute Cour de justice. C'est cela qui est normal. Maintenant la gendarmerie nous a convoqués et a convoqué Karim Wade. Il est allé répondre, nous allons répondre. Mais, nous allons voir suivant les questions, si ce sont des questions qui concernent purement la CREI. Je ne relève pas de la CREI. Je ne veux pas être jugé par elle. Et puis personnellement, je n'ai rien à me reprocher. Je suis blanc comme neige, mais je pense quand même c'est une question de droit, et la Constitution dit que les anciens ministres doivent être jugés par la Haute cour de justice. Nous n'avons pas de problème particulier, mais, il faut qu'on respecte le fond et la forme des textes de ce pays. Je ne répondrai pas aux questions qui concernent la CREI.C'est un harcèlement contre le Pds. Au lieu de régler les problèmes des populations, ils se livrent à des diversions. Ils s'étaient engagés à réduire les prix des denrées, mais il s'est trouvé qu'ils n'ont rien fait. Il faut qu'ils donnent un peu de bonbons aux populations et pour le moment, les bonbons c'est le Pds.

 

Abdoulaye Baldé

 

''Nous allons dégager une stratégie commune contre l'arbitraire''

 

Ma présence ici est liée au combat que nous menons tous ensemble. Un combat contre l'arbitraire, contre la justice sélective. Ceux qui sont là sont mes frères. Je reviens retrouver la grande famille libérale, apporter mon soutien à mes frères du Pds, mais surtout apporter mon soutien au frère Karim Wade, puisque c'est de lui qu'il s'agit aujourd'hui. Demain, quand il y aura d'autres leaders du Pds, nous allons tous défiler à la gendarmerie. Si on devait faire la justice comme il le fallait, c'est tout le monde qui devait être convoqué ici aujourd'hui. Karim Wade est assez grand pour se défendre. Chacun est dans les dispositions de dire ce qu'il en est. Karim Wade, c'est sûr qu'il va apporter les réponses qu'il faut à ces accusations fallacieuses portées de façon sélective sur des personnes qui ont servi loyalement leur pays, pendant plus d'une décennie. Aujourd'hui, c'est plutôt des décorations et des lauriers qui devaient être attribués à ces dernières, compte tenu de l'état dans lequel nous avions trouvé le pays et là où nous l'avons mené. Ce n'est point l'enquête sur l'enrichissement illicite que nous contestons, mais plutôt la manière de procéder. S'ils doivent faire l'état des lieux, qu'ils le fassent dans le respect de la personne humaine, dans le respect des droits de la défense et de la présomption d'innocence et ne pas cibler singulièrement une catégorie de Sénégalais. Nous avons tous assuré les mêmes responsabilités. Nous allons répondre et de façon commune, nous allons dégager une stratégie de défense contre l'oppression.

 

Ousmane Ngom

 

''Nous allons saisir la Cour suprême pour faire annuler ces PV d'audition''

 

La Cour de répression de l'enrichissement illicite est incompétente pour l'entendre et pour le juger. Mais, comme nous sommes respectueux de la justice et l'état de droit de notre pays, nous allons tous répondre. Aujourd'hui, il est convoqué par la gendarmerie et la police, c'est tout à fait normal. S'il s'agit d'instruire un dossier dans le cadre de la CREI, celle-ci est incompétente pour juger un ancien ministre que seul la Haute cour de justice peut juger. Il faut qu'on commence par respecter les dispositions de la constitution qui est au-dessus de toutes les lois, à fortiori au-dessus de la loi ordinaire qui est à l'origine de la CREI. Au-delà de cette position de principe, nous allons saisir la Cour suprême pour faire annuler ces procès verbaux d'audition qui violent les dispositions de la constitution. Nous ne déférerons pas devant la CREI, parce qu'elle est incompétente pour juger les anciens premiers ministres. Toutes ces interpellations ont un soubassement politique qui nécessite une réponse politique.

 

 

 

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