Publié le 14 Feb 2013 - 22:30
DÉGUERPISSEMENT À DAKAR

 Les autorités mettent fin aux marchés hebdomadaires

Deux jours après l'opération de nettoiement qui a ravagé Médina et la Gueule Tapée, certains marchands sont de retour.

 

12h30 hier à la Médina-Gueule-tapée, l'animation et le grand brouhaha qui y régnaient en ce jour de marché hebdomadaire ont fait place à un calme total. La raison, les marchés hebdomadaires ne sont plus autorisés. Assis à même le sol, un jeune vendeur s'active pour solder ses quelques articles. ''Je suis venu lundi et j'ai trouvé que ma cantine a été enlevée par les agents de la mairie'', explique Ndiaga. La mairie, explique le vendeur, n'a pas communiqué sur l'opération de désencombrement. ''Je me demande bien, comment nous allons faire maintenant pour nous occuper de nos familles'', lance-t-il l'air inquiet.

 

Moussa, vendeur d'habits, est aussi préoccupé par son avenir. Il se demande si la mairie va aménager le marché et donner des cantines aux marchands, ou s'ils ont été définitivement chassés de leur place habituelle. En attendant, les opérations de désencombrement réalisées dans les quartiers Médina et Gueule Tapée le lundi dernier, n'ont pas empêché le retour de certains marchands.

 

À Gueule-Tapée, certains marchands n'ont qu'une idée en tête. ''La seule chose que je souhaite aujourd'hui est de liquider mes marchandises. Après, je quitte cet endroit pour m'en trouver un autre'', confie Baldé, vendeur de chaussures. Ce dernier soutient qu'il ne vit que de son commerce pour nourrir sa famille. Il déclare que la mairie les a honnis en les faisant déguerpir dans ces conditions, et il n'aimerait en aucun cas subir le même affront une seconde fois. Trouvé en compagnie d'un groupe de jeunes, Issa ne compte pas quitter le marché. ''Nous ne quitterons pas ce marché car nous n'avons que cet endroit'', renchérissent les autres.

 

Plus loin, d'autres marchands débattent de la série de déguerpissements entamée par la mairie de Dakar. A les entendre parler, ils ne sont pas encore prêts à plier bagage. D'autres vendeurs, tête baissée, semblent désemparés par la situation. Joint au téléphone, M. Seydou Bâ, Préfet de la commune de Fass, Gueule Tapée et colobane, affirme que son rôle était de faire déguerpir les marchands et qu'il n'a aucune idée de ce qui sera fait pour les marchands déguerpis.

 

Djidi DIARRA

 

 

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