La mission parlementaire entame les auditions

La mission d’information parlementaire relative à la commercialisation des produits de marque Softcare au Sénégal est entrée dans une phase décisive de ses travaux. Dans un communiqué rendu public, sa présidente, la députée Khady Sarr, informe que, « conformément aux dispositions de l’article 51 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la mission a entamé, mercredi dernier, la phase d’auditions prévue dans le cadre de son mandat ».
Selon le communiqué, cette nouvelle étape sera menée « selon une démarche rigoureuse, contradictoire et pleinement documentée ». L’objectif est d’« établir avec la précision requise la chronologie des actes administratifs et techniques ayant présidé aux décisions successives de retrait puis de remise sur le marché des produits concernés ».
La mission entend également « apprécier la cohérence » de ces décisions « au regard des procédures d’inspection, de contrôle qualité et d’information du public ». Il s’agira, précise le texte, de « circonscrire les responsabilités administratives susceptibles d’être engagées à chaque niveau de la chaîne d’instruction, de validation, de suivi et de communication », tout en respectant les prérogatives de la justice et des organes de contrôle externe.
Pour mener à bien ses investigations, la mission procédera à l’audition de plusieurs acteurs clés. Il est notamment prévu d’entendre « les autorités de régulation, les départements ministériels compétents, l’opérateur concerné, ainsi que toute structure professionnelle, technique ou représentative dont l’éclairage apparaîtra utile à l’établissement des faits ».
En parallèle, une visite de terrain est programmée chez l’opérateur concerné. Elle permettra d’« apprécier, in situ, les conditions de production, d’entreposage et de traçabilité, ainsi que la mise en œuvre effective des prescriptions techniques et des exigences de conformité ».
Dans un souci d’ouverture et de transparence, la mission entend aussi associer les citoyens à ses travaux. Elle mettra en place « une consultation citoyenne visant à recueillir, de manière ordonnée et exploitable, les observations, préoccupations et contributions des usagers, des organisations de consommateurs et, plus largement, des parties prenantes concernées ». Cette démarche doit permettre « d’enrichir l’analyse parlementaire » et de renforcer la prise en compte de l’intérêt général.
La présidente de la mission insiste sur le cadre dans lequel s’inscrivent ces travaux. Elle rappelle qu’ils se dérouleront « dans le strict respect des secrets légalement protégés, des droits des personnes et des exigences de sérénité attachées au contrôle parlementaire ».
Dans ce sens, Khady Sarr lance « un appel à l’ensemble des administrations, organismes et parties prenantes concernés à coopérer de manière pleine et loyale, dans l’intérêt supérieur de la santé publique et de la confiance des citoyens ».
À travers cette démarche méthodique et inclusive, la mission d’information parlementaire entend faire toute la lumière sur la gestion du dossier Softcare, afin de renforcer les dispositifs de protection des consommateurs et de prévention des risques sanitaires au Sénégal.






