Démission de mon poste de président de conseil d’administration (PCA)

Le 7 août 2024, sur proposition du Premier ministre Ousmane Sonko, le Président de la République Bassirou Diomaye Faye m’a nommé Président du Conseil d’Administration de la Société nationale de Presse et de Publications Le Soleil. Je les remercie ici, de façon insigne, d’avoir fait confiance à ma modeste personne. C’est un honneur que j’ai apprécié à sa juste valeur.
J’ai pris service le 6 septembre et, quelque temps après, je me rends compte que, pour des raisons essentiellement de santé, je ne serai pas en mesure de continuer de m’acquitter de cette importante mission, avec l’efficacité que le Président de la République, le Premier ministre et le Directeur général du quotidien national sont en droit d’attendre de moi. C’est vrai que ce serait plus confortable pour moi de rester et de continuer à percevoir, tous les mois, des indemnités substantielles. Ce serait alors lourd, très lourd à supporter pour ma conscience. Naturellement, des parents et des amis me le reprocheront, comme ils l’ont fait quand je démissionnais de l’Office national de lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) le 11 mars 2016.
J’ai donc écrit au Premier ministre et au Président de la République pour leur expliquer dans le détail les raisons essentiellement de santé et leur faire part de mon intention de démissionner de mon poste de PCA. Heureusement qu’ils m’ont compris et la décision qui me déchargera ne tardera pas d’être prise. Elle le sera probablement avant le 1er avril.
Je prends ainsi les devants pour éviter, qu’un beau matin, mes compatriotes découvrent à la presse que j’ai démissionné de mon poste de PCA. Ce pourrait alors être l’occasion rêvée, pour une certaine opposition et certains « chroniqueurs » venus d’on ne sait où, de se laisser aller à toutes sortes d’interprétations et des plus audacieuses.
Je précise ici, à l’intention de tous mes compatriotes, que ma démission n’a rien à voir, vraiment rien à voir avec mon engagement à accompagner Ousmane Sonko et Pastef. Engagement pris publiquement depuis 2014 et, encore plus, depuis le 29 août 2016, date de la radiation manifestement illégale de celui qui est aujourd’hui le Premier ministre du gouvernement du Sénégal. Je continuerai de les accompagner, tant que je serai en vie et que mon état de santé me le permettra tant soit peu. Une certaine opposition et certains « chroniqueurs » s’en rendront compte, s’en feront déjà une idée, s’ils prennent le temps d’écouter la vidéo que le site ASID m’a publiée le lundi 24 mars.
Mon premier témoin dans cette affaire de démission, c’est Lamine Niang, le Directeur général du quotidien national Le Soleil, que j’aurais souhaité accompagner pendant tout le temps que durerait ma mission. Il est compétent, plein de bonne volonté et de bonnes idées. Avec lui, Le soleil est dans de bonnes mains. Je souhaite que celui qui me remplace soit pour lui un précieux compagnon. Il avait toute ma confiance et rien ne lui a échappé de tout le processus qui a conduit jusqu’à ma démission.
Je ne me suis pas contenté de lui. J’ai préféré avoir deux autres témoins, un homme et une femme de valeur dont je tairai les noms, pour le moment. Nous sommes dans un pays où toutes les vilénies, toutes les bassesses sont possibles. Il faut donc savoir s’entourer de toutes les précautions, de toutes les garanties nécessaires quand on s’engage dans une affaire, surtout qui touche le monde politique.
Pour terminer, je réitère mes sincères remerciements au Président de la République et au Premier ministre, et les assure de ma ferme volonté de continuer de les accompagner sur le chemin du jub, jubal, jubbanti, tant qu’ils ne s’en écarteront pas. Et ils ne s’en écarteront sûrement jamais. C’est, du moins, ma forte conviction.
Dakar, le 25 mars 2025
Mody Niang