Publié le 2 Feb 2023 - 23:43
DEUX JOURS APRÈS LA NAISSANCE DE SA FILLE

Ndèye Ng. Wade l’étrangle et se rend à l’état civil pour obtenir un certificat d’inhumation

 

Ndèye Ngoné Wade encourt cinq ans de réclusion criminelle, si la juge de la Chambre criminelle du tribunal de Pikine-Guédiawaye suit le réquisitoire du parquet. Jugée pour infanticide, elle avait étranglé son bébé de sexe féminin, deux jours après sa naissance.

 

Deux jours après la naissance de son bébé de sexe féminin, Ndèye Ngoné Wade lui ôte la vie. Âgée de 32 ans au moment des faits, cette mère de deux enfants a étranglé son nourrisson jusqu’à lui occasionner une fracture et une luxation. D’ailleurs, le certificat de genre de mort parle de traumatisme intervenu dans un contexte d’étranglement. Avec le  cadavre de sa fille dans ses bras, elle se rend à la mairie de Keur Massar pour demander à l’officier d’état civil un certificat d'inhumation pour procéder à son enterrement.

Mais l’officier, qui avait remarqué des anomalies dans le comportement de la dame, alerte les policiers qui ont vite procédé à son arrestation. Entendue, elle reconnaît avoir tué son enfant. Toutefois, elle tente de justifier son crime en évoquant la honte qui l’animait d’être tombée enceinte et d’être rejetée par l’auteur de sa grossesse.

‘’J’étais perdue. Déjà, mes aînés, qui sont de pères différents, n’arrêtaient pas de demander après leurs géniteurs’’, avait-elle confié aux policiers. Des allégations qu’elle a réitérées devant le magistrat instructeur.

Face aux juges de la Chambre criminelle du tribunal de Pikine-Guédiawaye, Ndèye Ngoné Wade reconnaît le crime d’infanticide qu’on lui reproche. Placée sous mandat de dépôt depuis 2019, elle soutient qu’elle voulait garder son bébé. ‘’J'ai fait mes visites prénatales.  Je regrette ce que j'ai fait’’, a-t-elle timidement soutenu.

Le maître des poursuites, qui est convaincu de la culpabilité de l’accusée, a requis cinq ans de réclusion criminelle.

De son côté, l’avocate de la défense a plaidé la clémence du tribunal.  Le verdict sera prononcé le 1er mars 2023.

MAGUETTE NDAO

 

Section: 
DEPLOIEMENT DE 153 MILITAIRES SENEGALAIS L’armée sénégalaise au chevet de la Guinée-Bissau
TENSIONS SOCIALES : Le Front syndical hausse le ton et brandit la menace d’une grève générale
Tabaski 2026
RÉFORME FISCALE : Le Trésor public s’inquiète d’un retrait progressif de ses missions
LUTTE CONTRE LES MÉDICAMENTS ILLICITES Interpol saisit 6,42 millions de doses estimées à 15,5 millions de dollars
FORMATION PROFESSIONNELLE Comment gagner le pari de l’utilisation de l’IA
TENSIONS À L’OLAC : La CSA dénonce un « licenciement arbitraire »…
Altercation entre un policier et un conducteur
TRAFIC DE DROGUE À SÉDHIOU La BRS saisit 114 kg de chanvre indien après une course-poursuite nocturne
Cyber escroquerie et charlatanisme
Vol de 80 millions fcfa
ESCROQUERIE À SAINT-LOUIS : Derrière les faux visas, des milliards en faux billets
TRÉSOR PUBLIC : Les perturbations persistent dans les opérations financières
INCIDENT À KAOLACK ENTRE UN CHAUFFEUR ET UN AGENT  Ce qui s'est réellement passé 
La FACC sur la disparition de Bassek Ba Kobhio
HAJJ 2026 : Un deuxième pèlerin sénégalais décède en Arabie saoudite
Droits humains et sécurité
17e FLAMBÉE ÉPIDÉMIQUE D’EBOLA DÉCLARÉE EN RDC La CEDEAO et l’OMS sur le pied de guerre
LOI ANTI-HOMOSEXUALITÉ : Une trentaine de personnalités africaines demandent un moratoire au président Faye
RÉNOVATION DE LA GRANDE MOSQUÉE DE TOUBA Les Hizbut Tarqiyyah ont participé à hauteur d'un milliard F CFA