Le SAMES accuse le gouvernement de l'écarter des concertations

Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (Sames) hausse le ton. Dans un communiqué reçu hier à EnQuête, il dénonce ce qu'il qualifie d'« exclusion délibérée » des concertations initiées par le ministre en charge de la Fonction publique avec certaines organisations syndicales du secteur de la santé.
Le syndicat affirme que ces discussions sont menées « en toute partialité », alors que le SAMES, qu'il présente comme l'organisation représentative des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes des secteurs public et parapublic, n'y est pas associé.
Le Sames rappelle avoir toujours privilégié le dialogue comme moyen de préserver un climat social apaisé dans le système de santé. À ce titre, il souligne avoir suspendu son plan d'action en février 2025, dans le cadre du Pacte de stabilité sociale, afin de favoriser la recherche d'un consensus autour de sa plateforme revendicative.
Le syndicat estime toutefois que cette volonté d'apaisement n'a pas trouvé d'écho auprès des autorités. « Le ministre en charge de la Santé et le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du secteur public semblent avoir choisi la voie du mépris, de l'exclusion et du dilatoire », affirme le communiqué.
Selon le Sames, le refus d'ouvrir des discussions sur ses revendications et de l'associer aux concertations concernant l'avenir du secteur de la santé constitue une remise en cause des principes du dialogue social.
L'organisation syndicale estime que cette attitude est de nature à détériorer davantage le climat social dans le système de santé et en attribue la responsabilité aux autorités concernées.
Face à cette situation, le Sames appelle ses militants à resserrer les rangs et à renforcer l'unité syndicale. « L'heure n'est plus à l'attentisme. L'heure est à la vigilance, à la discipline militante et à la détermination collective », prévient le syndicat.
Sans annoncer de nouvelles actions immédiates, il invite néanmoins ses membres à se tenir prêts pour une mobilisation générale, laissant entrevoir un durcissement de sa position si ses revendications continuent d'être ignorées par les pouvoirs publics.






