Publié le 3 May 2012 - 10:04
EUMEU SÈNE

Sur la voie du sacre

 

Il a été le premier à terrasser Gris-Bordeaux en tant que troisième Tigre de Fass. Puis, son premier combat sous la bannière « Tay Shinger », lui offre sa première victoire avec la toute nouvelle écurie dont il est le père fondateur, le porte-flambeau. N’y a-t-il pas là des signes prémonitoires d’un avenir prometteur? En tout cas Eumeu Sène semble bien (re)parti pour la conquête de la couronne royale de l’arène Sénégalaise.

 

Son dernier combat contre Gris-Bordeaux, alors fraichement porté au trône de Fass est encore présent et frais dans les mémoires. Ancré, parce qu’il fut une bataille épique, au cours de laquelle le tout nouveau Tigre de Fass a fait voir de toutes les couleurs à son adversaire du jour. Mais la résistance et la riposte de Eumeu ont été aussi farouches que les attaques de Gris. Ce dernier lui a pris une jambe plus d’une fois, sans jamais pouvoir le terrasser. Il l’a envoyé faire un tour « chez Ardo », encore et encore, sans jamais le mettre K.O.

 

Parce que Gris avait en face de lui, quelqu’un qui en voulait autant que lui, sinon plus. Le courage de Eumeu Sène, sa puissance, son endurance, sa technicité, tout y est passé pour contrer les assauts fulgurants du teigneux Tigre. Il y a eu de la bagarre ce jour-là, il y a eu de la lutte pure. Mais ce 06 mars 2011, il y a eu du sang aussi.

 

 

“L’effort récompensé”

 

Malheureusement. Le Pikinois s’est fait ouvrir l’arcade sourcilière droite. Alors, tel un fauve blessé, il est allé puiser ses dernières forces au fond de lui-même. Il est même allé au-delà de ses limites. Dans une dernière attaque, il livra tout ce qui lui restait de force et de lucidité, pour finalement venir à bout, de fort belle manière, à celui qui, quelques années plus tôt, était son bourreau.

 

Le dernier combat contre Lac de Guiers II, le 04 avril dernier, était, également, le deuxième qui opposait Eumeu à ce même adversaire. La première confrontation s’était soldée par un nul. Eumeu Sène avait encore fait étalage de tout le talent qu’on lui connaissait déjà. Sans venir à bout de son adversaire. Ce qui lui a valu de devoir rencontrer Lac une deuxième fois, dans un combat dit « de la clarification ». Il aurait pu s’intituler « à quitte ou double », tellement Eumeu avait dominé son adversaire la première fois.

 

Le dernier combat contre Gris-Bordeaux et les deux qui l’ont opposé à Lac de Guiers II ont fini de faire de Tay Shinger un lutteur qui n’a presque plus rien à prouver dans l’arène. Ces combats ont eu des répercussions très heureuses sur sa cote de popularité. Le compte célébrité du Pikinois a fait le plein d’aficionados, et le voila enfin sur les toutes dernières marches pour atteindre le sommet. Que de chemin parcouru ! Si « la récompense est bien au bout de l’effort », Eumeu Sène aura, sans nul doute, la récompense qu’il mérite.

 

Pape Ousmane Diouf

 

Section: 
REVALORISATION DE LA FORMATION DES JOURNALISTES DANS LE CADRE DU FADP ET RÔLE PIONNIER DU CESTI : Le pari de la qualité
DU TEXTE AU GESTE : L’ordre de préséance et la valorisation des élus à la lumière du décret n°99 252 du 19 mars 1999
AU SENEGAL, LES PAUVRES PAIENT PLUS POUR SE SOIGNER : Le paradoxe de notre système de santé
DE LA SUPRÉMATIE PRÉSIDENTIELLE : Entre conflits et primauté
Analyse de la décision n° 2/C/2026 du Conseil Constitutionnel
De grâce ne nous faites pas ça !
SONKO MOY DIOMAYE - DIOMAYE MOY SONKO : C’est le difficile qui est le chemin
Vous n’avez même pas honte : récit d’une fraternité trahie
Refus de l’intangibilité absolue du titre foncier et fondement juridique d’une politique de récupération des biens publics irrégulièrement appropriés
CULTURE AU SÉNÉGAL : Une puissance créative entravée par ses propres failles
Les mineurs artisanaux africains méritent le développement, pas l’effacement
LE SÉNÉGAL DEVANT UN DÉTROIT D’ORMUZ FINANCIER : Explication métaphorique des TRS
L’ÉCONOMIE DES SOINS : Une condition d’autonomisation économique des femmes et de prospérité partagée au Sénégal
SÉNÉGAL–FMI Entre souveraineté proclamée et dépendance réelle
SONKO–DIOMAYE : Pourquoi la coopération vaut mieux que la rivalité
UNE DÉCISION JURIDIQUEMENT INDÉFENDABLE Pourquoi le Tribunal Arbitral du Sport annulera le forfait infligé au Sénégal
Qui dirige le Sénégal ?
NOS RESSOURCES NE DOIVENT PLUS ENRICHIR LES AUTRES. “L’Afrique doit servir d’abord les Africains”
DIOMAYE–SONKO ET LA TECTONIQUE DU POUVOIR : Quand les fissures du sommet traversent l’État
LA PAGE DE “L’AFFAIRE SOFTCARE” TOURNÉE : Les consommatrices soulagées