Publié le 8 Dec 2012 - 09:05
FESTIVAL DES FORMES ET DES RYTHMES DU MONDE

A Toubab Dialaw, pour une première ''créolisation du monde''

 

Du 15 au 31 décembre, le village de Toubab Dialaw, situé à 55 km de Dakar, va accueillir le Festival des Formes et des Rythmes du monde. L'événement sera une occasion de présenter, dans plusieurs espaces simultanément, une série d'activités correspondant à divers champs de la création dont des expositions, des conférences, des débats critiques, ainsi que des ateliers.

 

Selon les organisateurs, le choix de tenir ce festival loin de Dakar a été guidé par ce que cette localité dispose des équipements adéquats pour une manifestation culturelle. ''A Toubab Dialaw, nous avons par exemple le Théâtre de l’engouement qui peut accueillir 1 000 personnes'', a informé son directeur artistique Giscard Bougeotte.

 

Pour cette première édition, les initiateurs ont choisi comme thème ''L'inévitable créolisation du monde''. ''C'est pour rallier la matière à l'émotion que nous avons jugé nécessaire d'intituler ainsi le thème de cette manifestation'', a expliqué Giscard Bougeotte. Il a ajouté une autre raison du choix de ce sujet en renvoyant au poète et écrivain martiniquais Édouard Glissant qui parle de la créolisation du monde comme d'un processus inévitable entamé et dont il faut tirer partie.

 

Le Festival attend la participation de beaucoup d'artistes dont les rappeurs Fou Malade et Matador, du photographe Omar Viktor Diop, ainsi que des compagnies de danse venues de la France, sans oublier le chanteur américain Tony Vacca et son groupe. D'ailleurs, le Festival est organisé en partenariat avec l'ambassade des États-Unis au Sénégal pour lequel c'est un moyen d'appuyer les cultures locales. La représentation américaine veut développer les localités hors de Dakar en prenant comme prétexte les activités culturels.

 

''Nous voulons créer une énergie, une dynamique et permettre aux habitants de Toubab Dialaw et environs de se retrouver dans le cadre de ces activités culturelles'', a dit Nathalie Chenet, chargée de communication du Festival. ''Ce sera une occasion de participer au rayonnement de cet espace en vue de créer une synergie de développement durable'', a-t-elle ajouté. L'événement s'est tenu l'année dernière, mais c'était juste un test dénommé Zéro Waykat Yi pour trois jours et avec peu de participants, comparé à l'édition en vue.

 

AMADOU THIAM

 

 

 

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