Publié le 31 Aug 2026 - 11:02

Conférence en banlieue

 

Après le musée des civilisations noires et Thiès, la commune de Thiaroye a abrité avant-hier une conférence pour réfléchir sur les futurs africains, initiée par « Thinking Africa », qui est un démembrement d'une structure du nom d'« IDEAS ». D'après Pr Alioune Diaw, enseignant-chercheur au département de Lettres modernes de l'université Cheikh Anta Diop de Dakar et initiateur desdites conférences, il est temps que les Africains prennent en charge leur destin, en s'appuyant sur leurs pensées, en réinventant l'Afrique avec leur manière de penser.

« Nous parlons de décolonialité qui est simplement, après ce que nous avons vécu pendant la colonisation, essayer maintenant de décoloniser nos esprits, de penser par nous-mêmes, de penser pour nous-mêmes, de penser à partir de l'Afrique, d'abord pour l'Afrique, mais aussi de penser le monde, mais toujours à partir de l'Afrique. Parce que nous constatons, dans tous les domaines de la vie, l'Afrique est à la traîne.

L'Afrique, excusez-moi le terme, ne pense pas comme elle devrait penser, pour ne pas dire que l'Afrique ne pense pas. Souvent, on importe les manières de penser comme on importe le produit. On importe les manières de penser comme on importe le produit, politiquement, économiquement, socialement, culturellement, tout. Il est temps que, si nous sommes des universitaires, c'est-à-dire nous qui devons être à la tête d'un mouvement de réflexion pour le devenir de l'Afrique.

Il est temps que nous prenions des initiatives, que nous ne restions pas dans nos bureaux à écrire des thèses, à écrire des articles, que nous descendions. Parce que si l'université n'est pas au service de la population, elle n'est pas une université », a indiqué Pr Diaw. Qui a ajouté : « C'est ainsi que nous avons dit que nous devons aller à la rencontre des populations, échanger avec eux.

On ne vient pas enseigner, loin s’en faut, on vient échanger. Parce que le devenir de l'Afrique, ce n'est pas les universitaires simplement, ce n'est pas les intellectuels simplement, c'est tout le monde. Chaque Africain, où qu'il soit, a sa part de responsabilité dans le développement de l'Afrique. Et nous essayons de conscientiser, de montrer que nous pouvons penser par nous-mêmes et pour nous-mêmes. Donc c'est ça un peu l'initiative que nous avons lancée dans ce cadre. »

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