Publié le 9 Jan 2012 - 17:59
GESTION DES DROITS D'AUTEUR

La documentation et la répartition posent problèmes

Pour la quatrième fois se tient à Dakar une rencontre des sociétés africaines de collecte de droit d’auteur. Organisé par le Bureau sénégalais des droits d’auteur (BSDA), ce conclave ouvert hier pour deux jours, porte surtout sur deux aspects qui semblent primordiaux dans ce monde de globalisation : la documentation et la répartition. ''Nous baignons dans un environnement numérique qui cause des soucis et constitue des sources de graves préoccupations pour les auteurs et leurs sociétés'', a fait savoir Rokhya Daba Siby, directrice générale du BSDA.

 

 

Les créateurs ont certes plus d’opportunités d’exploiter leurs œuvres mais font face à de sérieux problèmes de protection ou de recouvrement de leurs droits d’auteur. Pour pallier ce problème, Mme Siby leur propose ''d’adopter les outils probants élaborés par la Confédération internationale des sociétés d’auteur''.

 

 

La globalisation ne serait pas le seul problème que rencontrent les sociétés de gestion collective. La documentation mal élaborée par les utilisateurs pose aussi problème. ''L’argent n’est pas destiné à un seul auteur mais à plusieurs auteurs dont l’arrangeur, le compositeur et le chanteur. Donc il faut le répartir, d’où l’importance pour une société d’auteur d’avoir une bonne documentation.

 

 

Mais aussi, un bon répertoire des auteurs et une bonne documentation venant des utilisateurs'', a informé Aziz Dieng, président du conseil d’administration du BSDA. Selon lui, il faut clairement mentionner sur les feuilles de programme les œuvres utilisées afin de permettre à la société de collecte de savoir combien a droit chaque auteur intéressé. Or, ''beaucoup de difficultés sont notées en Afrique dans ce cadre. Les radios et télés ne fournissent pas du tout de programme ou quand elles le font, c’est incomplet et mal fait'', a déploré M. Dieng.

 

 

D'aucuns sont donc d'avis que les sociétés de collecte doivent penser à renforcer leurs services informatiques en les rendant plus pointus. Il est également question de continuer à sensibiliser les radios et télés sur l’importance de la documentation.

 

Bigué BOB

Section: 
LITTÉRATURE – AMOUR, TRANSPARENCE, CONFIANCE, CONTRÔLE… « L’Équilibre du cœur » suscite réflexion
20 ANS D’AFRICULTURBAN Le hip-hop sénégalais sur le piédestal
FESTIVAL REKK Le Sénégal s'enrichit d'un nouveau festival
RESTITUTION ARTISTIQUE AU GRAND-THÉÂTRE : Théâtre-forum et playback à l’honneur
TRANSPOSER L’HOSPITALITÉ SÉNÉGALAISE EN MILIEU PROFESSIONNEL... Sokhna Diaw développe le concept Teranga esprit
FEMMES INVISIBILISEES - RECITS OUBLIES : Le pari de PluriElles
16E EDITION DAK’ART : Enfin la date connue !
DISPARITION D’UNE ICONE : Seni Awa Camara, la sculptrice de la terre s’en est allée
TANIT D’OR JCC 2025 : Liti-Liti, une déclaration d’amour à l’humain
EXPOSITION ‘’TES VUES / MA VIE’’- FOLIE SUR LES RESEAUX SOCIAUX L’artiste Boubacar Diallo invite à l’introspection
COPIE PRIVÉE ET DROITS D’AUTEUR : L’État donne le signal, les artistes attendent les actes
CULTURE : Thiès accueille les trésors retrouvés du champ de bataille de Samba Sadio (1875)
Dalifort Hip Hop
50 ANS DE CARRIÈRE DE SOULEYMANE FAYE : Célébration d’un demi-siècle d’art et de sagesse sur scène
RENTRÉE SCOLAIRE 2025/2026 : L’U2PF mise sur l’égalité des chances
LIVRE – DJEMBERÉ, CELLE QUI CHANGE TOUT : Une résiliente face au chaos institutionnel et social
PROLIFÉRATION DES MÉDIAS ÉTRANGERS : Péril sur la souveraineté
ACCES 2025 : Le musique africaine rencontre le monde à Pretoria
TROISIEME EDITION FESTIVAL JOTAAY JI : Dakar a vibré aux voix du féminisme 
BARRIÈRES À L’AUTONOMISATION DES FEMMES : La plaidoirie de l’AJS