Publié le 3 Aug 2024 - 18:38
Hydrogène vert

Nouakchott, futur hub

 

Dans la nouvelle géopolitique mondiale pour les énergies propres ou peu émettrice de gaz à effet de serre, la Mauritanie avance un pion décisif avec un code dédié exclusivement à l’hydrogène vert et au contenu local, c’est le seul pays en Afrique au Sud du Sahara qui anticipe les tendances lourdes dans les énergies du futur et propres comme l’hydrogène qui a vraiment le vent en poupe.  

Avec cette législation proactive la Mauritanie se positionne déjà comme un pionnier dans le domaine des carburants du futur avec l'hydrogène vert dont le pays à un potentiel énorme et illimité, c’est pourquoi d’ailleurs les intention d’investissement commencent déjà avec le britannique Chariot Limited et Total Energies qui lancent déjà l'étude de faisabilité pour co-développer le projet Nour de production à grande échelle d'hydrogène à destination de l’Europe. Puis c’est autour du groupe allemand Conjuncta qui annonce également son intention d'investir 32 milliards d'euros dans un projet d'hydrogène vert à travers un accord conjoint avec le groupe énergétique émirati Abu Dhabi Future Energy Company (Masdar) et le fournisseur d'énergie égyptien Infinity.

Avec son gaz offshore et onshore estime’ à plus de 3500 milliards de m3 et maintenant les gisements d’hydrogène, la Mauritanie est un futur eldorado énergétique qui va bouleverser la carte énergétique de tout le continent si les intentions d’investissement sur le gaz et l’hydrogène se matérialisent.

L’hydrogène dans sa forme primaire existe partout, c’est un vecteur constitue’ des éléments les plus simples et les plus abondants de la planète et du système solaire : il représente presque 90 % de la masse visible de l’univers, principalement sous sa forme gazeuse, cependant certains pays comme la Mauritanie et le Mali ont la particularité’ d’en avoir sous des caractéristiques physiques et chimiques faciles à exploiter dans l’état actuel de la recherche – développement.

C’est l’hydrogène vert et blanc. Et l’avenir de la transformation économique du monde – compétitivité industrielle - dans un contexte de transition énergétique dépend du positionnement des puissances du monde face à cette source propre d’énergie d’où la course effrénée vers des pays comme la Mauritanie.

L’hydrogène représentera 20 % de la demande énergétique mondiale d’ici 2050, ce qui signifie une multiplication par huit de la taille du marché mondial de l’hydrogène. L’Agence internationale de l’énergie estime que l’hydrogène couvrira 10 % de la demande énergétique mondiale d’ici 2050, ce qui représenterait une multiplication par trois par rapport aux niveaux actuels. L'Union européenne quant à elle estime que les investissements cumulés dans l'hydrogène pourraient atteindre 180 à 470 milliards d'euros d'ici 2050 et la Chine s'attend à ce que l'hydrogène représente 10 % de sa part énergétique d'ici 2050

Le Sénégal devrait à l’instar de son voisin accélérer son marketing institutionnel pour capter les investissements dans l’hydrogène vert et pour se faire, notre pays devrait avant la Côte d’Ivoire concevoir un code de l’hydrogène cohérent et attractif. En effet dans la course pour les futures formes d’énergie propres, le sur – place n’est plus possible.  

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                                                     Moustapha DIAKHATE    

 Expert en Infrastructure et Politique Énergie

 

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