Publié le 22 Oct 2012 - 13:36
MALAISE AU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

Le nouveau venu indispose

Photo Google

 

 

 

Admis à faire valoir ses droits à la retraite depuis 2006, Mamadou Sy, nommé membre du Conseil constitutionnel, en 2002, fait un come-back au sein de cette juridiction. Ironie du sort, il remplace le retraité Chimère Malick Diouf, qui avait pris la place qu’il avait laissée vacante.

 

Cette nomination surprise a indisposé des sages de la plus haute juridiction du pays. Admis à faire valoir ses droits à la retraite, Chimère Malick Diouf vient d’être remplacé au Conseil constitutionnel par Mamadou Sy. Cette décision prise par le président Malick Sall, a créé un grand malaise au sein de cette juridiction où l’on pense que le chef de l’Etat a été abusé.

 

En effet, selon des sources généralement bien informées, « la nomination de M. Sy a mis très mal à l’aise quelques uns de ses collègues. Car, ce dernier a siégé au Conseil constitutionnel de 2002 à 2006, avant d’aller à la retraite ». Ainsi, poursuivent nos sources, qui se disent indignées par cette nomination : « Mamadou Sy qui a remplacé Abdoul Aziz Bâ, a passé 4 années au sein de cette institution. Parti à la retraire en 2006, il a été remplacé par Chimère Malick Diouf, lequel a lui aussi décroché cette année ».

 

Mais ironie du sort, « le nouveau nommé, par ailleurs ancien Président de Chambre au Conseil d’Etat, a pris la place laissée vacante par son remplaçant », nous a encore révélé nos sources, pour qui « le Sénégal regorge de magistrats compétents et intègres, aptes à occuper cette fonction ». Macky Sall induit en erreur ? « Le président Macky Sall a été induit en erreur par ses collaborateurs, sinon il n’allait jamais prendre une telle décision, qui aurait mis mal à l’aise certains membres du Conseil constitutionnel », ont assuré nos interlocuteurs.

 

Et de d’enfoncer le clou : « avant de nommer une personne à un poste aussi stratégique, le président Macky Sall, qui a annoncé une rupture dans la gestion des affaires publiques, ne devrait pas prêter le flanc en nommant un magistrat retraité, même si la loi ne fixe pas l’âge des sages du Conseil constitutionnel ». Pour rappel, Mamadou Sy a pris fonction depuis le 17 octobre pour six ans non renouvelables.

 

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