Publié le 23 Feb 2012 - 11:07
MORT DE MANIFESTANTS

Serigne Mbacké Ndiaye blanchit les forces de l'ordre

Serigne Mbacké Ndiaye

Les forces ne sont pour rien dans la mort de plusieurs manifestants contre la candidature d'Abdoulaye Wade. C'est ce qu'a déclaré son porte-parole, Serigne Mbacké Ndiaye, hier, lors d'une conférence de presse au palais de la République. ''Ni la police ni la gendarmerie ne détient des balles réelles depuis le début des affrontements'', soutient M. Ndiaye. Mais, il avance qu'il y a eu plusieurs coups de feu à balles réelles tirés sur les manifestants ayant entraîné la mort de certains d'entre eux. D'après le ministre-conseiller, ''ce n'est pas l’œuvre des forces de l'ordre, mais plutôt de gens instrumentalisés qui ont infiltré les manifestants''.

 

Selon Serigne Mbacké Ndiaye, ce n'est plus un mais trois candidats à la présidentielle qui veulent semer le trouble dans le pays. Deux jours avant, il parlait d'un candidat qui aurait recruté 200 anciens militaires pour semer le trouble dans le pays. La presse avait aussitôt fait le lien avec Idrissa Seck qui avait répondu, interrogé par des journalistes, que c'étaient des propos ''farfelus''. Réaction de M. Ndiaye : ''Qui se sent morveux se mouche''.

 

''Nous ne pouvons pas laisser trois individus en mal de popularité brûler le pays et disparaître comme des lapins à la moindre explosion de grenades lacrymogènes'', faisant sans doute allusion aux candidats Idrissa Seck, Cheikh Bamba Dièye et Ibrahima Fall. Lesquels, plutôt que d'aller battre campagne hors de Dakar, ont fait le choix de combattre avant-tout la candidature de Wade qu'ils estiment anticonstitutionnelle. A en croire Serigne Mbacké Ndiaye, une enquête a été ouverte pour situer les responsabilités. Il a laissé entendre une sortie, dans les heures à venir, du ministre de l'Intérieur sur la question.

 

Une dizaine de morts et plusieurs blessés ont été déjà enregistrés depuis le début des manifestations le 27 janvier dernier, date à laquelle le Conseil constitutionnel a rendu son verdict validant la candidature controversée du président sortant Abdoulaye Wade.

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PIT