Publié le 14 Apr 2024 - 20:46

Pour un rayonnement international et une diplomatie culturelle effective. 

 

Pour asseoir une bonne diplomatie culturelle et un rayonnement international il est nécessaire d’impliquer, d’associer  les  fonctionnaires du ministère chargé de la culture. Pour marquer une rupture systémique, il est donc crucial, voire urgent, d'affecter du personnel exclusivement culturels aux postes destinés à la culture dans les ambassades et les représentations diplomatiques.

Comme d’ailleurs le stipule le Décret n° 80-717 du 14 juillet 1980 portant statut particulier du cadre des fonctionnaires de la Culture, au chapitre premier – dispositions générales en son Article 3 « Les conseillers aux affaires culturelles ont vocation à exercer des fonctions de direction ou de conception dans les services centraux ou dans les établissements à vocation culturelle, de conseillers au niveau des ministères à vocation culturelle ou auprès des ambassades et de tous les services ou leur concours sera jugé nécessaire ».

Auparavant, Ils étaient exclusivement  issus du Centre Régional d'Action Culturelle (CRAC) de Lomé actuel Institut Régional d’Enseignement Supérieur et de Recherche en Développement Culturel IRES-RDEC où il leur est dispensé une formation d'une durée de deux  (02)  ans ; l'accès à IRES-RDEC est ouvert aux fonctionnaires de la hiérarchie B totalisant au moins 4 ans d'exercice actif ou aux candidats titulaires d'une licence ou d'une maîtrise.

Le CESAG, l’Université de Paris 1- panthéon - Sorbonne, celle d’Alexandrie, CRAC de L’UGB de Saint-Louis, l’ISAC de l’UCAD… forment des animateurs culturels issus de l’Ecole Nationale des Arts actuel ENAMC.

Leur formation obéit à des exigences d'une nature particulière qui en font, tout à la fois, des concepteurs, des conseillers, dans les domaines relevant de la prise en charge et de l'identification de besoins culturels.

Leur action est centrée sur une démarche alliant obligations administratives et actions d'animation. C'est dire que les fonctions d'Animateurs culturels ou de Conseillers aux affaires culturelles plus qu'une activité de type classique, consistant à assurer le fonctionnement récursif de structures étatiques, sont une action permanente, multidimensionnelle et pluridisciplinaire. D’où leur polyvalence.

Les conseillers culturels ou conseillers aux affaires culturelles ont un rôle important à jouer au sein des ambassades et représentations diplomatiques en tant que promoteurs de la culture et du dialogue interculturel. Ils ont pour mission de représenter du pays à l'étranger et de consolider les liens culturels avec le pays d'accueil.

Ils  peuvent jouer un rôle important dans la diplomatie culturelle du Sénégal en contribuant à la promotion de la paix mais aussi à la compréhension mutuelle et du développement durable en favorisant les échanges culturels et le dialogue interculturel.

Les conseillers culturels peuvent dés lors être des acteurs majeurs de la coopération internationale et du rayonnement culturel de leur pays. Ils peuvent contribuer à la construction d'un monde diversifié, riche et tolérant, où les différentes cultures cohabitent dans le respect et l'harmonie.

Avec comme soubassement la vision de la politique culturelle de l’Etat, les conseillers culturels peuvent définir les orientations de la coopération culturelle entre le Sénégal et le pays hôte en élaborant et en mettant en œuvre une stratégie culturelle. En repérant les projets et les partenariats à développer, et en veillant à leur mise en œuvre.

Aussi, ils seront chargés d'organiser et de participer à des événements culturels tels que des expositions, des concerts, des festivals et des conférences, des journées dédiées….dans le but de promouvoir la culture nationale. Ils peuvent assurer également la promotion des artistes et des industries culturelles sénégalaises.

Mieux, ils encourageront les échanges entre les institutions culturelles et les artistes des deux pays et faciliteront aussi la collaboration entre les professionnels et contribueront à la diffusion des savoirs et savoir-faire culturels et patrimoniaux.

Egalement, ils feront un travail sensibilisation pour le respect mutuel des cultures et à la compréhension interculturelle. Ils favoriseront le dialogue entre les différentes communautés en contribuant à la construction d'une société multiculturelle plus inclusive.

Abiboulaye NIANG, conservateur de musée, Directeur du centre culturel de kédougou.
Master 2 en gestion et valorisation du patrimoine,
historien des sciences et des techniques. PARIS 1- Panthéon Sorbonne.

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