Publié le 20 Mar 2012 - 12:01
PRÉSIDENTIELLE 2E TOUR

Wade énerve les États-Unis et l'UE qui le mettent en garde

 

Les Américains et les Européens sont furieux contre les dénigrements du président sortant Abdoulaye Wade dans ses discours en Wolof, en les taxant d'ennemis. De source digne de foi, EnQuête est en mesure d'écrire que les Occidentaux semblent s'accorder sur un fait : Wade n'a aucune issue possible pour se sortir de la situation issue du 1er tour, attendu que plus de 65 % des électeurs ne l'ont pas choisi et ont préféré voter pour son opposition. ''Les officines et services de renseignements des pays occidentaux ont tiré leurs conclusions concertées selon lesquelles Wade sera très largement battu, au soir du 25 mars 2012'', confie une source proche des renseignements.

 

En outre, Américains et Européens s'inquiètent unanimement sur d'autres faits qui risquent de perturber le scrutin : les violences contre les cortèges de Macky Sall et les thiantacounes avec leurs gourdins, l'achat de consciences par une débauche d'argent sans précédent, la corruption de masse et les projets d'assassinats politiques dont le leader de la Coalition Macky 2012 a fait cas, il y a quelques jours.

 

''C'est d'ailleurs, cette situation qui a amené le sous-secrétaire d’État aux Affaires africaines des États-Unis d'Amérique, Johnnie Carson, à alerter le pouvoir sortant et l'inviter à faire attention et se convaincre qu'il est sous surveillance de la Communauté internationale, y compris du Conseil de sécurité de l'ONU et de la Cour pénale internationale'', font savoir nos interlocuteurs.

 

 

Johnnie Carson: ''Si nous notons des manquements majeurs et graves...''

 

En effet, M. Carson a été on ne peut plus clair : les États-Unis tiennent à ce que le second tour se passe sans encombre. ''Notre souhait est qu’il soit mené d’une manière similaire au premier tour, c'est-à-dire libre, transparente et sans violence'', a déclaré le sous-secrétaire d’État aux Affaires africaines des États-Unis, dans un entretien posté sur le site de l'ambassade de l'Oncle Sam au Sénégal. ''Nous rechercherons le même degré de transparence, nous aurons des observateurs qui se déplaceront dans le pays comme nous l’avons fait lors du premier tour'', a indiqué l'adjoint du secrétaire d'État, Hillary Clinton.

 

D'après lui, ''si cette élection est gérée librement et démocratique, les États-Unis vont continuer à travailler très étroitement avec le Sénégal et reconnaîtront le chef de l’État qui sera élu au sortir de ce processus'', a-t-il fait savoir. Mais l'émissaire de l'Administration Obama entend réserver l'avis de son équipe de mission à la fin du processus électoral. ''Si nous notons des manquements majeurs et graves dans le processus, nous les dénoncerons et ne garderons pas le silence face aux actes éventuels de tout parti politique ou groupe d’individus pour saper le vote du peuple, le processus démocratique et le processus électoral'', a prévenu M. Carson.

 

Il a rappelé que le Sénégal est ''extrêmement important pour les États-Unis. Il a été l’un de nos partenaires les plus solides en Afrique francophone depuis son indépendance, en 1960''. Selon Johnnie Carson, le pays est I'un des ''plus stables et (des) plus pacifiques d’Afrique francophone''.

 

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