Publié le 20 Apr 2020 - 21:12
PR. ABDOULAYE LEYE, INTERNISTE-ENDOCRINOLOGUE

 ‘’La maitrise de la propagation dépend du bon comportement des populations’’

 

Pour une maitrise de la propagation du virus, la population a le plus grand rôle à jouer. Elle se doit de respecter strictement des mesures barrières. C’est le point de vue du professeur Abdoulaye Lèye qui suggère également le dépistage massif.

 

Depuis un certain temps, le Sénégal traverse une période assez difficile, avec les cas issus de la transmission communautaire. Ce week-end, sur 539 tests réalisés, 25 sont revenus positifs. Il s’agit de 18 cas contacts suivis et de 7 cas issus de la transmission communautaire. Ces derniers proviennent de Yeumbeul, Soprim, Touba, Médina, Keur Massar, Derklé et Guédiawaye. Vingt-deux patients hospitalisés sont contrôlés négatifs et déclarés guéris. A ce jour, 367 cas sont déclarés positifs au Sénégal dont 220 guéris, 3 décédés, 1 évacué et 143 sous traitement.

Pour l’interniste-endocrinologue, Professeur Abdoulaye Lèye, en réalité, l’augmentation des cas communautaires signifie une absence de maîtrise de la propagation du virus. Cette éventuelle maîtrise, dit-il, dépend du bon comportement des populations dans le respect strict des mesures barrières et le dépistage massif de la Covid-19. ‘’Ce qui est loin d’être le cas’’. A son avis, il faut être plus explicite sur les risques encourus par les populations, face à cette pandémie, dans la stratégie de communication. Il faudrait également, souligne l’endocrinologue, prendre des mesures plus coercitives pour faire respecter le port du masque, à défaut du confinement total.

Autoglorification

S’agissant du nombre important de guéris, il soutient que le propre de la maladie, c’est la guérison en règle chez 98 % des malades. Donc, il n’y a pas de raison de s’auto-glorifier du taux de guérison. Pour ce qui est du retard dans le domaine de la recherche dont parle bons nombre de Sénégalais, Pr. Lèye précise que le virus est nouveau et jusque-là méconnu sous plusieurs facettes. ‘’La recherche ne peut pas aller vite. Néanmoins, on en connaît un peu plus chaque jour sur cette maladie. La recherche sur les vaccins est en général un processus lent, difficile et incertain. Cela nécessite une collaboration internationale étroite et le Sénégal, à travers certains de ses laboratoires de recherche et ses scientifiques, y participe plus ou moins étroitement’’, rassure le médecin.

Par ailleurs, le professeur à la faculté de Médecine de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar évoque la situation des personnes atteintes d’obésité par rapport à la pandémie. A son avis, le risque d’être contaminé est le même pour toutes les composantes de la population, sauf les personnels soignants qui sont plus exposés. Cependant, il renseigne que les personnes obèses sont plus à risque de développer une forme sévère de la maladie, une fois contaminées.

‘’L’obésité fait le lit du syndrome métabolique qui est une résultante de l’association, chez une même personne, d’une obésité abdominale, d’une hypertension artérielle, d’un diabète (ou d’un trouble de la régulation glycémique), d’une dyslipidémie (trouble des graisses à type de baisse du bon cholestérol ou d’augmentation des triglycérides). L’infection à la Covid-19 trouve chez ces personnes un terrain très propice à sa multiplication rapide avec phénomènes inflammatoires vasculaires endommageant les organes vitaux (poumons, reins, foie, cerveau, cœur)’’, explique l’interniste.

Selon lui, aux Etats-Unis, les sujets obèses font partie de ceux qui meurent le plus, actuellement, de la pandémie. ‘’La prise en charge des cas graves, que ce soit chez les obèses, diabétiques ou non, relève de la réanimation. Les résultats sont très aléatoires avec une mortalité qui dépasse 50 %’’, dit le Pr. Lèye.

VIVIANE DIATTA

Section: 
COURSES DE CHEVAUX ET D’ÂNES À TOUBA : Le rappel à l’ordre du khalife
LEVÉES DE FONDS POUR BÉBÉS MALADES ET DÉNONCIATION DG DGPJS : Ndella Madior Diouf attendue à la Sûreté urbaine
SAINT-LOUIS : DON DE MOTOPOMPES : Les quartiers inondables soulagés
SECURITE SANITAIRE DES ALIMENTS AU SENEGAL, BURKINA ET MALI : La restauration de rue au cœur des préoccupations
CRISE DE L’ÉLECTRICITÉ Thierno Alassane Sall met en cause la gestion du secteur et écarte la thèse du sabotage
PÉNURIE DE SANG : La Présidence répond à l’appel du CNTS et vise la pérennité
JOURNEE INTERNATIONALE DES LANGUES DES SIGNES : Les chantiers de l'inclusion
RENSEIGNEMENT EXTÉRIEUR : Le Général Souleymane Kandé prend la tête de LA DGRE
COOPÉRATION EURO-AFRICAINE : L’Europe face à l’urgence de repenser son modèle de coopération
AFFAIRE KHADIM BA - TRANSACTION AVEC LA DOUANE : Me Massokhna Kane évoque un accord à un milliard
Marché de Thiaroye
Trafic de drogue
DÉSENCOMBREMENT DES VOIES PUBLIQUES : Makhtar Cissé veut briser le cycle du recommencement
RETOUR DES DELESTAGES : De l'électricité dans l'air
Détournement de mineure
GRÂCE PRÉSIDENTIELLE : 984 détenus bénéficient d’une grâce exceptionnelle
ME MOUSSA SARR A LA CONFERENCE DE LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO : « L’autorité de la justice réside aussi dans son effectivité »
LITIGE FONCIER À KEUR MOUSSA : 22,5 hectares au cœur d’un bras de fer
DÉLESTAGES - SORTIE DU DG DE SENELEC À LA RTS Senelec promet un retour à la normale jeudi
Trafic de produits psychotropes