Publié le 8 May 2013 - 22:51
SA MARCHE INTERDITE CE MERCREDI 8 MAI

 Le Pds revient à la charge, la semaine prochaine

 

 

Le Parti démocratique sénégalais (Pds) a réitéré sa volonté de marcher, mercredi prochain, en banlieue, après l’interdiction de celle qui était programmée ce mercredi 8 mai. Les libéraux tenaientune conférence de presse ce 8 mai à leur permanence Amadou Lamine Badji sur la Vdn,

Dans la déclaration liminaire signée par leur Coordonnateur national, Oumar Sarr, les responsables du Pds soutiennent : « Nous allons à nouveau informer les autorités administratives d’une marche que nous organiserons la semaine prochaine à Pikine avant celle de Mbacké prévue le 25 mai et la marche nationale de Dakar en fin juin qui finira à la place de l’Indépendance » ont dit les libéraux ce mercredi après-midi.

Auparavant, le Parti démocratique sénégalais, a qualifié la mesure d’interdiction de sa marche de ce mercredi comme « une agression, on ne peut plus claire, contre la démocratie et notre constitution». Relevant le caractère fallacieux du motif de risque de troubles avancé par le pouvoir, après que celui-ci ait exploité les rapports des renseignements généraux, le Pds estime que « les populations, notamment celles habitant la banlieue, sont révoltées de cette interdiction, et plus généralement, de l’inaction et du mépris des autorités étatiques et sont plus que jamais mobilisées pour la résolution durable de leurs problèmes. Ils savent maintenant qu’ils ont été trompés. Ce gouvernement n’est pas disposé à respecter ses engagements contre la vie chère et la gabegie».

Soulignant que «cette interdiction vient après le non respect de la présomption d’innocence, le refus de la liberté de déplacement, après la condamnation sans équivoque de la Cedeao pour ces manquements graves dans une démocratie, après l’arrestation arbitraire de notre frère Karim Wade, premier prisonnier politique, dans un dossier bâclé et qui devait se terminer rapidement par son emprisonnement», les libéraux réitèrent leur conviction que « la liberté d’expression et la liberté de manifestation sont des libertés fondamentales».  Ils en profitent pour brocarder « philistins et autres sycophantes qui s’activaient avant le 25 mars 2012 sur ces questions importantes. Ils étaient si nombreux. Beaucoup d’entre eux ont eu, il est vrai, leurs bonbons et leurs sucettes et ils se contentent de si peu ces moralistes à la petite semaine ».

Le Pds dénonce cette «justice des vainqueurs» qui interdit aujourd’hui ce qu’on a interdit hier à ses tenants, puis rejette sans appel la camisole de parti violent qu’on veut lui faire porter, qualifiant de «mensonge d’Etat» l’invocation de troubles à l’ordre public

En outre, les libéraux annoncent qu’ils vont « descendre dans les départements, informer les préfets et sous-préfets et manifester », martelant : «c’est notre droit. Nous ne permettrons à personne de nous l’arracher».

De même, ils prévoient de contacter cette semaine les ambassades. « Elles avaient demandé et obtenu beaucoup de souplesse de la part du Président Wade. Nous demandons qu’on nous garantisse le droit de manifester, le droit de manifester dans les banlieues et à la place de l’indépendance. Elles avaient pu garantir ces droits sous le régime de Wade. Nous demandons ces droits aujourd’hui », arguent-ils.

  

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