Habib Vitin appelle à une réforme structurelle à l’approche de la Tabaski

Dans une déclaration rendue publique, le mouvement Thiès d’abord, dirigé par Maître Habib Vitin, reconnaît le rôle structurant joué par les principaux sites dédiés, notamment Darou Salam, Moussanté et Diamaguène Camp GMI. Ces foirails ont longtemps permis d’encadrer une activité essentielle à l’économie locale et à l’approvisionnement des populations. Toutefois, ces infrastructures apparaissent aujourd’hui insuffisantes face à l’augmentation du nombre de vendeurs, particulièrement en période de Tabaski. L’afflux massif entraîne une occupation désordonnée de l’espace urbain, accentue la pression sur les quartiers environnants et expose usagers et commerçants à des risques accrus.
Le cas du foirail du Camp GMI est également soulevé. Bien qu’il ne relève pas directement de la compétence municipale, sa proximité avec l’hypodrome Ndiaw Macodou Diop est perçue comme un potentiel à mieux exploiter dans une logique d’aménagement urbain cohérent. Au-delà de la fête religieuse, les foirails constituent un maillon important de l’économie locale. Ils participent à la dynamique commerciale et répondent à des besoins permanents. Dans cette optique, Habib Vitin invite les collectivités territoriales à privilégier l’amélioration des infrastructures existantes, en mettant l’accent sur les conditions d’accueil et de sécurité, plutôt que sur les seules recettes fiscales.
Le mouvement pointe également une gouvernance insuffisamment coordonnée entre les différentes communes de Thiès, limitant les capacités d’anticipation d’une activité pourtant cyclique. Une meilleure concertation, estime-t-il, permettrait d’apporter des réponses plus adaptées et durables. Face à ces constats, Maître Habib Vitin appelle l’État à engager la réalisation d’un foirail moderne répondant aux normes actuelles d’organisation, d’accessibilité et de sécurité. Une telle infrastructure contribuerait à améliorer les conditions de travail des acteurs du secteur et à garantir un approvisionnement plus ordonné pour les populations.
Pour le président du mouvement Thiès d’abord, l’enjeu dépasse le cadre commercial. Il s’agit d’un véritable écosystème économique et social ancré dans les pratiques culturelles, qui nécessite une prise en charge adaptée.
Par Ndèye Diallo (Thiès)







