Publié le 16 Sep 2025 - 10:45
SURFACTURATION PRÉSUMÉE DU RIZ DESTINÉ AUX MÉNAGES VULNÉRABLES PENDANT LA PANDÉMIE DE COVID-19

 Mansour Faye entendu sur le fond

 

L’ancien ministre Amadou Mansour Faye a comparu, hier, devant la Commission d’instruction de la Haute Cour de justice. Vêtu entièrement de blanc, bloc-notes et bouteille d’eau à la main, l’ancien ministre du Développement communautaire, de l’Équité sociale et territoriale – par ailleurs maire de Saint-Louis – est arrivé sous escorte pénitentiaire.

Selon le site d’informations générales Seneweb, il a été entendu sur le fond dans l’affaire de la surfacturation présumée du riz destiné aux ménages vulnérables pendant la pandémie de Covid-19. Détenu depuis le 26 mai 2025, Mansour Faye fait l’objet de graves accusations : association de malfaiteurs, concussion, corruption, prise illégale d’intérêts, faux et usage de faux en écritures privées de commerce ou de banque, détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux et complicité. L’enquête porte sur une commande de riz présumée surfacturée de 2,749 milliards F CFA.

Entouré d’une dizaine d’avocats, l’ancien ministre a nié toutes les charges. D’après Seneweb, il a affirmé que la Cour des comptes n’avait jamais recommandé de poursuites à son encontre, ni pour faute de gestion ni pour détournement. Il a soutenu avoir été “le seul ministre du gouvernement à lancer un appel d’offres par souci de transparence, alors même que l’urgence ne l’y obligeait pas”.

Le maire de Saint-Louis a également contesté le fondement juridique de l’accusation, fondée sur un arrêté du ministère du Commerce de 2013 fixant le prix de la tonne de riz à 250 000 F CFA. Selon lui, en 2020, en pleine pandémie, le prix réel était de 275 000 F CFA la tonne. S’y ajoute : l’arrêté de 2013 était devenu caduc, en vertu d’un décret de 1995 limitant à un an la validité de tels arrêtés.

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