Publié le 1 Oct 2019 - 17:38
SYMPOSIUM MUSEE DES CIVILISATIONS NOIRES

L’art et la campagne au cœur des débats

 

Après le vernissage de l’exposition intitulée ‘’L’émergence de la campagne chinoise à travers le développement’’ organisée par la Shanghai Academy of Fine Arts en collaboration avec le Musée des civilisations noires, un symposium sur ‘’La campagne en évolution avec la globalisation’’ s’est tenu samedi dernier à Dakar.

 

Faire vivre l’art en dehors des villes, c’est bien possible. Du moins, c’est ce que semble dire l’artiste KanSi. Des Usa où il se trouve actuellement, il est intervenu samedi au symposium sur ‘’La campagne en évolution avec la globalisation’’ qui se tenait au Musée des civilisations noires. Il s’est appuyé sur son initiative conjointe avec sa femme Mushana Ali pour étayer ses propos.

En effet, cette dernière a permis de ‘’revitaliser le secteur culturel à Mbodiène en créant un pôle intégré de valorisation du patrimoine sénégalais’’, a-t-il fait savoir. C’est ‘’armés d’une économie de la connaissance que nous sommes allés à 114 km au sud de Dakar pour officiellement, en 2005, rendre opérationnel ‘Portes et passages du retour’ qui est une association qui met l’accent sur l’art et la créativité, une reconnexion saine entre l’expression artistique et les préoccupations existentielles de nos contextes de vie. Son but est d’assurer une relation vitale et nécessaire entre l’homme et la nature pour permettre un réel et intégral (holistique) mieux être dans la société’’, a-t-il expliqué.

L’initiative mise en place par le plasticien vivant en Suisse Ousmane Dieng, pourrait être inscrite dans le même sillage. ‘’Tambacounda-Genève-Dakar (Tgd)’’ a près de 18 ans. Il est intervenu  par vidéo de la Suisse où il se trouve. ‘’Le projet a été déroulé sur plusieurs années. Il a été une formidable opportunité, pour les artistes de Tamba, de vivre de leur art. Et il a suscité aussi des vocations’’, selon Ousmane Dia. ‘’ De 2001 à 2018, le Collectif des artistes plasticiens (Cap) a organisé quinze projets artistiques dont onze échanges artistiques et culturels qui se sont déroulés à tour de rôle dans trois villes : Tambacounda au sud-est du Sénégal, Genève en Suisse et Dakar, capitale du Sénégal. Plus de mille deux cents artistes, étudiants d'écoles d'art ou collégiens, originaires de plus de 26 pays ont pris part à ces échanges qui se sont succédé sous le sigle de ’Tambacounda-Genève-Dakar (Tgd)’’’,  a-t-il indiqué.

Cette démarche permet également de  tirer la sonnette d’alarme sur l’insuffisance de restauration de certains monuments ou bâtisses qui sont livrés à l’usure du temps, risquant de remettre en cause ainsi leur plasticité d’antan’’.

C’est pourquoi il tire la sonnette d’alarme : ‘’Certains de ces bâtiments sont aujourd’hui en péril. Peut-être qu’il faudrait intervenir à temps pour ‘sauver leur authenticité’."

L’éco-village de Ndem est un bel exemple de préservation de la nature, d’après l’enseignant-chercheur à la Fastef, Dr Thierno Guèye. Son mode de vie alternatif pour ce monde surtout occidental peut soucieux, au final, de l’environnement, est assez illustratif, à l’en croire. ‘’Ndem est une illustration du potentiel humain africain bâti par le savoir sain avec un bonne dose de spiritualité incarnée par le guide de Ndem : Serigne Babacar Mbow’’, a-t-il expliqué.

Par ailleurs, ce symposium était l’occasion, pour l’architecte à Paris, Etienne Diène, de parler de ‘’L’art, la campagne et la mondialisation : les dynamiques architecturales dans les campagnes’’. Il a mis en avant ‘’la richesse architecturale des campagnes sénégalaises avec l’ingéniosité dans la mise en espace : case à impluvium, construction en terre latéritique en pays Bassari, les constructions à base de typha, le singulier centre culturel Thred de Sinthian, etc.’’. Il a assuré que cette réflexion constitue un témoignage par rapport aux interrogations sur l’évolution des périphéries ou campagnes, dans une démarche historique, archéologique et anthropologique, avec l’idée de participer au devoir de mémoire comme une réhabilitation complémentaire à la restitution des pratiques, us, coutumes, savoir…Cette démarche permet également de  tirer la sonnette d’alarme sur l’insuffisance de restauration de certains monuments ou bâtisses qui sont livrés à l’usure du temps, risquant de remettre en cause ainsi leur plasticité d’antan’’.

C’est pourquoi il tire la sonnette d’alarme : ‘’Certains de ces bâtiments sont aujourd’hui en péril. Peut-être qu’il faudrait intervenir à temps pour ‘sauver leur authenticité’." L’éco-village de Ndem est un bel exemple de préservation de la nature, d’après l’enseignant-chercheur à la Fastef, Dr Thierno Guèye. Son mode de vie alternatif pour ce monde surtout occidental peut soucieux, au final, de l’environnement, est assez illustratif, à l’en croire. ‘’Ndem est une illustration du potentiel humain africain bâti par le savoir sain avec un bonne dose de spiritualité incarnée par le guide de Ndem : Serigne Babacar Mbow’’, a-t-il expliqué.

BIGUÉ BOB

 

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