Publié le 26 Jun 2013 - 01:37
MANSOUR SY DJAMIL (VICE-PRÉSIDENT ASSEMBLÉE NATIONALE)

«Le rétablissement du mandat de 5 ans est une urgence éthique»

 

Député et vice-président à l’Assemblée nationale, Mansour Sy Djamil considère comme «une urgence éthique» le retour à un mandat de 5 ans pour le président de l'institution. «Le quinquennat doit être rétabli le plus rapidement possible. Cela a été supprimé pour une sanction contre le Président actuel. Par décence et par urgence éthique, sans même qu’on lui demande de le faire, (Macky Sall) aurait dû le faire depuis très longtemps. Je suis pour le rétablissement entier du mandat de cinq ans, pour assurer la stabilité de nos institutions, et pour permettre que le président de l’Assemblée nationale fasse son travail. Le problème du renouvellement tous les ans ne doit pas être une épée de Damoclès au-dessus de sa tête pour des raisons purement politiciennes», a-t-il fait remarquer. Le leader du mouvement Bes Du Niakk était à Louga pour célébrer les événements du 23 juin 2011.

Poursuivant dans sa logique, Djamil a indiqué : «la célébration du 23 juin, en tant qu’acte posé dans l’histoire de notre pays, est plus importante pour nous que l’arrivée d’Obama dans ce pays. Pour moi, c’est beaucoup plus important que 1776, la date de la révolution américaine. C’est par absence de compréhension de la portée et de la valeur historique de cette date que le pouvoir est tombé dans le piège de ne pas célébrer, y compris avec l’arrivée d’Obama.»

Selon le vice-président de l'Assemblée nationale, il faut amener les Occidentaux à respecter les dates qui ont ponctué l’histoire de notre pays. «Jusqu’à présent, il y a des villes du Sénégal qui célèbrent le 14 juillet» (NDLR : Fête nationale de la France), regrette-t-il. Non sans considérer que la date du 23 juin est même plus importante que celle du 4 avril marquant la fête de l’indépendance du Sénégal.

MOUSTAPHA SECK (CORRESPONDANCE PARTICULIÈRE).

 

Section: 
CRISE INSTITUTIONNELLE AU SÉNÉGAL : La Coalition Diomaye Président fait bloc contre le “détournement” de la révision constitutionnelle
PROJET DE REVISION CONSTITUTIONNELLE DU GROUPE PARLEMENTAIRE PASTEF : L’APR dénonce un "rafistolage constitutionnel"
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE : Le Conseil national du Laïcat interpelle le Président Faye
GUERRE DES POUVOIRS : Le hold-up constitutionnel
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE – CONFÉRENCE DE PRESSE DE PASTEF Pastef défend sa réforme et assume le bras de fer institutionnel
REVISION CONSTITUTIONNELLE : Le PDS exige un référendum et appelle à un sursaut républicain
RÉVISION CONSTITUTIONNELLE-AMANDEMENTS DE LA MAJORITÉ PARLEMENTAIRE : Le gouvernement pour une concertation avec les acteurs politiques et de la société civile
RENVOI CODES DU TRAVAIL, CONDITIONS POUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION : L’Assemblée déclenche la guerre
RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Pastef dans un engrenage
THIES - REFORMES INSTITUTIONNELLES L’APR dénonce une « dérive »
POLITIQUE : Juan Branco, l’allié encombrant du Pastef
RECONFIGURATION POLITIQUE : Une drôle d'opposition
APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR OUSMANE SONKO Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir
RÉINTÉGRATION OUSMANE SONKO Le Conseil Constitutionnel clôt le débat
CANDIDATURE À L'ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique en Europe
POUVOIRS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Entre fantasmes et réalité
TENSIONS EXPLOSIVES AU PARTI SOCIALISTES : Une motion de confiance sur fond de violents affrontements
CRISE AU PARTI SOCIALISTE Des lendemains incertains dans la maison de Senghor
NOMINATION DE SUPERVISEURS ADJOINTS : Diomaye Faye muscle son appareil politique
POLITIQUE : Suspicions généralisées au sommet de l’État