Publié le 30 Jun 2013 - 14:02
MACKY SALL SUR LA SECURITE EN AFRIQUE

 «Inacceptable que nous appelions des soldats européens pour venir régler des problèmes sur notre territoire» 

 

Le Président Macky Sall est pour la mise en place de la Force africaine spéciale pour lutter contre le terrorisme. Et s’il reconnaît que des discussions sont en cours avec Français et Américains, il juge «Inacceptable que nous appelions des soldats européens pour venir régler des problèmes sur notre territoire».

A propos de la posture du Sénégal face à la menace terroriste, le Président Macky Sall, interrogé par lemonde.fr, a indiqué : «nous n'avons pas forcément les moyens d'y faire face. Le moment est venu que les Etats-Unis soient à nos côtés, comme la France l'est, pour que l'Afrique se donne les moyens de réagir de façon autonome quand le besoin s'en fait sentir, en cas de prise d'otages, par exemple. Il n'est pas acceptable que nous appelions des soldats européens pour venir régler des problèmes sur notre territoire».

Faisant auparavant le bilan du voyage du Président Barack Obama au Sénégal, le Président Macky Sall a estimé que «quelque chose va changer avec cette tournée africaine du président américain». A l’en croire, les Etats-Unis avaient moins de sensibilité que la France, malgré les puissants moyens d’information dont ils disposent. Mais, «grâce à cette visite au Sénégal, Barack Obama se sent proche de nous, et cela fait bouger les choses. Il aura une plus grande réactivité vis-à-vis des questions de sécurité sur le continent », se réjouit le Macky Sall.

Selon le président de la République du Sénégal, il est tombé d’accord avec le Président Barack Obama, «sur la nécessité de réunir des capacités de réaction rapide pour le continent africain en cas de crise liée au terrorisme». Il ajoute que des discussions sur ce projet sont déjà ouvertes avec la France et le président Hollande les a conviés à un sommet, en décembre à Paris, sur la question. La problématique de cette force spéciale africaine, de l’ais du Président Sall, «suppose, en amont, un partage des renseignements avec l'ensemble des pays africains».

 

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