Publié le 5 Sep 2013 - 21:49
DÉMISSION DU PM ABDOUL MBAYE

Le Pds crie victoire a posteriori

 

 

Pour les Libéraux, l'arrivée d'Aminata Touré à la tête du gouvernement est la suite logique de leur motion de censure contre le gouvernement d'Abdoul Mbaye en décembre 2012.

 

Le dernier remaniement ministériel du gouvernement ? Une «confirmation de l’inefficacité et de l’inefficience» de la politique du président de la République depuis son accession au pouvoir en mars 2012. Pour le Comité directeur du Parti démocratique sénégalais (PDS) tenu hier à Dakar, le changement de gouvernement avec l'arrivée d'Aminata Touré aux commandes est une suite logique de la motion de censure de son groupe parlementaire déposée et rejetée en décembre 2012 et qui demandait le départ d'Abdoul Mbaye. Selon le porte-parole du jour, Pape Saer Guèye, «les changements radicaux au niveau des Finances, du Budget et de l’Agriculture, le traitement accordé aux Sénégalais de l’extérieur, le ministère de l’Intérieur qui brille par son instabilité, sont un ensemble d’indicateurs qui confirment le manque de vision du gouvernement». Pour le Pds, Macky Sall et son équipe ne répondront pas aux attentes des Sénégalais.

Au plan international, alors que le Mali célébrait hier la prestation de serment du Président élu, Ibrahim Boubacar Keïta, le Parti démocratique sénégalais critiquait au même moment l'affaissement du leadership du Sénégal dans la sous-région ouest-africaine. Une posture dictée par la tournée du nouveau chef de l'Etat malien dans plusieurs pays limitrophes, ignorant «délibérément» de ne pas mettre les pieds dans notre pays. Selon Pape Saër Guèye, l'acte ainsi posé par IBK doit pousser le gouvernement et les Sénégalais «à revisiter la diplomatie» du Sénégal.  «Il y a quelque chose à revoir à ce niveau, et nous sommes convaincus que la position initiale du Président Macky Sall» refusant d'envoyer des militaires sénégalais soutenir le Mali contre l'avancée des djihadistes «a été pour beaucoup» dans l'attitude de Keïta.

Revenant à l'actualité de l'Acte 3 de la décentralisation, le Pds réclame le respect du calendrier électoral républicain et promet d'organiser «dans les prochains jours» une «réflexion en profondeur» sur la question afin de spécifier et de clarifier ses positions.

 

 

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