Publié le 5 Sep 2014 - 02:49
BANLIEUE - APRÈS LES PREMIÈRES PLUIES

Le dispositif anti inondations fonctionne… pour l’instant

 

Dakar et sa banlieue ont enregistré leurs premières fortes pluies. Contrairement aux années passées, il n’a pas été constaté de dégâts du côté des sinistrés. Ces derniers jugent satisfaisants les moyens qui ont été consentis par les autorités pour les tirer des eaux, mais ils demandent aussi qu’elles terminent les chantiers entamés. EnQuête a fait le tour de certaines zones.

 

Il a fini par pleuvoir sur Dakar et sa capitale et à plusieurs reprises, même si le ciel a tardé à ouvrir ses vannes, cette année. Mais contrairement aux années passées où, dès les premières grosses pluies, les sinistrés se comptaient par centaines, le constat est que les écoles de la banlieue, habituels refuges des sinistrés, sont pour l’instant vides. Même si la fin de la saison des pluies n’est pas pour demain, dans la banlieue, on souligne qu’on est parti pour enregistrer le minimum de sinistrés. De Guinaw Rail Sud et Nord à Keur Massar, en passant par Djiddah Thiaroye Kao, Médina Gounass, Aladji Pathé, entre autres, il n’y a pas eu trop de dégâts. Quelques maisons ont été touchées.

Donc, tout porte à croire que la stratégie gouvernementale développée pour mettre un terme aux inondations commence à porter ses fruits. En effet, des milliards ont été investis, depuis deux ans, pour que la question des inondations soit conjuguée au passé. Dimanche dernier, des camions hydrocureurs ont été réquisitionnés dans plusieurs localités naturellement inondables pour pomper les eaux de pluie en temps réel. Résultat des courses, il n’y a pas eu beaucoup de zones inondées.

‘’Macky sera réélu, si...‘’

Sur le terrain, de nombreux chantiers entamés vont prendre fin sous peu. Les populations de ces quartiers reconnaissent que des efforts ont été faits, mais elles demandent aux autorités de redoubler d’efforts pour que cette question liée aux inondations devienne un mauvais souvenir. ‘’Je sais que des pas ont été faits. Car, il suffisait qu’il pleuve pour que toutes nos maisons soient inondées. Nous remercions le gouvernement de Macky Sall et celui d’Abdoulaye Wade qui avait œuvré pour lutter contre les inondations. Mais, il ne faut pas que les autorités commencent à dormir sur leurs lauriers, parce qu’aucun cas de sinistré n’a été enregistré lors des premières pluies’’, prévient Abdou Fall, un habitant de Guinaw Rails Nord. Selon ce vieux qui vit sous la hantise des inondations depuis des années, il est certes bien de faire des efforts, mais c’est encore mieux de terminer les chantiers qui ont été entamés.

La dame Sokhna Diaw, trouvée chez elle à Médina Gounass, est très circonspecte. Elle attend la suite des événements pour se prononcer. ‘’Je ne peux pas dire qu’il n’y aura pas de sinistrés, même si je ne le souhaite pas. A mon avis, il n’a pas encore plu une quantité d’eau suffisante pour dire qu’il n’y aura pas d’inondations. Je demande à Macky Sall de rester vigilant et de faire très attention. Car, s’il nous sort des eaux, il sera réélu, le cas contraire, il n’aura qu’un seul mandat. Et ce n’est pas Abdoulaye Wade qui va nous démentir’’, déclare la dame avec beaucoup d’aplomb. Elle a son avis sur la question. Elle affirme que la politique en matière de lutte contre les inondations n’est pas adéquate. Sokhna Diaw estime que personne ne saura résoudre cette question sans déplacer les sinistrés qui ont élu domicile dans des zones où la nappe phréatique affleure.

‘’Auditer tous ceux qui ont géré des fonds’’

Dans plusieurs zones dites inondables, le message est clair et net : le gouvernement doit terminer les chantiers entamés. D’aucuns veulent que ‘’l’état des lieux’’ soit fait. Que  les personnes qui ont géré les fonds destinés à la lutte contre les inondations soient auditées. ‘’Aujourd’hui, on ne devrait plus parler d’inondations au Sénégal, si les fonds investis étaient arrivés à bon port. Des centaines de milliards ont été investis dans la lutte contre les inondations, depuis 2005. Je peine à comprendre pourquoi une solution définitive n’est toujours pas trouvée’’. Abdou Ndour, habitant du populeux quartier de Djiddah Thiaroye Kao, est d’avis ‘’qu’il y a eu quelque part des détournements de fonds destinés à la lutte contre les inondations. Il est nécessaire, dit-il, d’auditer toutes les personnes qui ont géré des fonds liés à la lutte contre les inondations’’. 

CHEIKH THIAM

 

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