Publié le 7 May 2012 - 16:46
FRANCE

Quelle nouvelle vie pour Nicolas Sarkozy?

 

 

Nicolas Sarkozy avait promis qu'il romprait définitivement avec la politique en cas d'échec. Plutôt qu'un "adieu", il s'est contenté dimanche soir devant ses partisans d'un "au revoir" ambigu mais a confirmé à ses proches qu'il ne serait "plus jamais candidat" à l'Elysée. Sitôt annoncées les premières estimations, le président sortant UMP a pris acte de sa défaite et a tiré sa révérence devant ses troupes, réunies au palais de La Mutualité à Paris. Mais il s'est abstenu d'imiter Lionel Jospin, qui avait immédiatement annoncé son retrait de la vie politique.

 

"Un Français parmi les Français"

"Après 35 ans de mandats politiques (...) après cinq ans à la tête de l'Etat, mon engagement dans la vie de mon pays sera désormais différent", a dit Nicolas Sarkozy. "Je m'apprête à redevenir un Français parmi les Français (...) ma place ne pourra plus être la même", a-t-il poursuivi, ajoutant: "Une autre époque s'ouvre. Dans cette nouvelle époque, je resterai l'un des vôtres".

 

Plus jamais candidat

Une déclaration floue, qui a alimenté le doute sur ses intentions. Mais devant ses proches, le président sortant a été plus clair. "Il nous l'a clairement annoncé. Il nous a dit "Je ne serai plus jamais candidat aux mêmes fonctions"", a rapporté dimanche un ministre présent à l'Elysée.

 

Le lendemain de l'ambition

Cet "après", le chef de l'Etat en a parlé à de nombreuses reprises. Bien avant son arrivée à l'Elysée. "Il y a un lendemain de l'ambition", avait-il confié à l'écrivan Yasmina Reza dès 2007. Un an plus tard, il avait assuré qu'il ne ferait pas de second mandat, qu'il irait ensuite "faire du fric". Façon de démontrer que la politique n'était pas toute sa vie.

 

"Vous n'entendrez plus parler de moi"

Début 2012, il a à nouveau évoqué la fin de sa carrière lors d'une conversation à bâtons rompus avec des journalistes, en Guyane. "Si je suis élu, ça s'arrêtera. Si je ne suis pas élu, ça s'arrêtera aussi. Soit maintenant, soit en 2017, mais je couperai avec la politique. Vraiment", leur a-t-il lâché: "Vous n'entendrez plus parler de moi. Je changerai complètement de vie".

 

Autre chose, mais quoi?

Cette fois, ses confidences font la "une". Nicolas Sarkozy s'apprête à déclarer sa candidature, François Hollande caracole en tête des sondages, la perspective d'une défaite n'est plus un lointain scénario. A peine entré en lice pour un second mandat, le président désormais candidat récidive. Publiquement cette fois, à la radio. "Si les Français devaient ne pas me faire confiance (...) je ferai autre chose, mais quoi, je ne sais pas", répond Nicolas Sarkozy à une auditrice. Avant d'ajouter, en forme de testament: "J'aurai fait une très belle vie politique".

 

Difficile de tourner la page

Tout au long de sa campagne, Nicolas Sarkozy est resté sur cette ligne. A l'étonnement de la plupart de ceux qui l'observent ou l'approchent. Engagé sous la bannière gaulliste à 19 ans, maire de Neuilly-sur-Seine à 28 ans, député à 34, ministre pour la première fois à 38, élu triomphalement chef de l'Etat à 52, difficile d'imaginer qu'il puisse simplement tourner la page.

 

La famille oui, l'Europe non

A tous les sceptiques, le chef de l'Etat a répondu par son nouvel équilibre familial depuis son mariage avec Carla Bruni et évoqué la perspective de "pouvoir être avec sa famille dans une vie plus normale". Mais pour quoi faire? Lui-même a écarté l'éventualité de reprendre un poste européen prestigieux. "J'ai beaucoup de respect pour la fonction, a-t-il dit en mars, mais je ne pense pas avoir les qualités pour être un excellent président de la Commission et un excellent président du Conseil".

 

Avocat ou conseiller

Nicolas Sarkozy a rappelé qu'il avait un métier, qu'il était avocat, qu'une place l'attendait dans son cabinet. Certains de ses proches ont aussi suggéré un avenir équivalent à celui d'autres retraités célèbres de politique, Tony Blair, Bill Clinton ou Gerhard Schröder, à donner des conférences, diriger une fondation ou encore conseiller un grand groupe international.

 

"Il ne sait pas faire autre chose"

Mais ceux qui connaissent le mieux Nicolas Sarkozy doutent que celui qui respire politique depuis toujours puisse un jour se passer de cet oxygène. "S'il n'échoue que de peu dimanche, pronostiquait vendredi un ministre, il sera tenté de revenir". "Il ne sait pas faire autre chose que de la politique, a tranché, plus catégorique, un cadre de la majorité. Quoi qu'il fasse d'autre, il va vite en revenir. C'est un hyperactif qui ne marche qu'à coups de défi à relever. Vous verrez, il va vouloir prouver qu'il peut rebondir".

 

(7sur7.be)

 

 

 

 

 

Section: 
UTILISATION RÉSEAUX CLANIQUES AU SEIN DE LA DIASPORA PAR LE HEZBOLLAH : Les révélations sur le clan Fawaz et ses ramifications au Sénégal
CANDIDATURE DE MACKY SALL À L’ONU : Plusieurs formations politiques sénégalaises affichent leur soutien
SUCCESSION D’ANTÓNIO GUTERRES À L’ONU : Macky Sall en pré campagne diplomatique à Paris
SUCCESSION SG ONU : Macky Sall, entre rancœur et espoir
SUCCESSION DE GUTERRES AU POSTE DE SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DE L’ONU : Macky Sall officiellement dans la course
CANDIDATURE DE MACKY AU POSTE DE SG DE L’ONU : Ce n’est pas gagné !
Dans les secrets de la « Compagnie », le réseau russe chargé d’étendre l’influence de Moscou sur trois continents
COMMUNIQUÉ DE PRESSE : Air Sénégal lance la carte Trader pour accompagner les commerçants
DÉRIVES IMPÉRIALISTES : Vers la fin du multilatéralisme ?
COMMUNIQUÉ DE PRESSE : Air Sénégal intègre un B777 sur la ligne Dakar-Paris-Dakar
Air Sénégal s’engage sur sa première commande de Boeing 737 MAX
CRISE AU MALI : Bamako en alerte
COMMUNIQUE DE PRESSE : Air Sénégal accueille son 3ème Airbus A320
COMMUNIQUE DE PRESSE : Air Sénégal renforce sa flotte pour soutenir son réseau
67ᵉ ANNIVERSAIRE D’INDÉPENDANCE GUINÉE : Alpha Condé promet de « libérer la Guinée » et appelle à l’unité nationale
MASSACRE DE GAZA : La blague de Washington
MASSACRE DE GAZA : Les yeux braqués sur la Maison Blanche
G20-POLITIQUE ÉCONOMIQUE : L’Afrique dit stop !
SITUATION À GAZA : Le réveil timide des alliés
DIALOGUE POLITIQUE POUR LA CAPITALISATION DES RÉSULTATS DU PROGRAMME ADOS : Le Sénégal face aux défis des violences basées sur le genre