Publié le 29 Jul 2012 - 14:02
LAURENT FABIUS SUR LA CRISE AU NORD-MALI

«Les terroristes professionnels seront traités comme tels»

 

La crise actuelle au Nord-Mali pourrait finir comme celle en Libye si des terroristes persistent à nier les droits et les libertés des personnes, selon le ministre français des Affaires Étrangères, Laurent Fabius.

 

Le chef de la diplomatie française a été interpellé sur plusieurs questions d'actualité, internationale notamment. Sur la crise qui sévit au Mali par exemple, Laurent Fabius a précisé que son pays n’est qu’un «facilitateur» car il appartient «aux Maliens eux-mêmes et aux Africains d’assurer leur sécurité». «Ce serait une erreur que des Français viennent de l’extérieur pour assurer la sécurité d’un pays qui est libre et indépendant», a estimé celui qui a encore avec lui le record du plus jeune Premier ministre de France sous le premier septennat de François Mitterrand.

 

N’empêche, la France aidera autant qu’elle pourra pour la résolution du conflit qui mine cette région saharo-sahélienne. Elle a commencé avec la suggestion d’un triangle d’actions pour redresser la barre au Mali. Lequel tourne autour de la démocratie, du développement et de la sécurité. C’est la ligne qui a été suggérée à Dioncounda Traoré, Président intérimaire revenu jeudi au pays après un séjour médical à Paris consécutif à une agression physique contre sa personne.

 

L'idée est de mettre en place un large gouvernement d’union nationale pour rétablir la démocratie. Mais aussi, de discuter avec les belligérants convaincus par la nécessité d'une solution politique à la crise. « Il y a des forces qui acceptent le dialogue, il faut dialoguer avec elles», a dit M. Fabius. En revanche, «s’il y a quelques forces qui restent et qui sont des terroristes professionnels, il faudra les traiter comme des terroristes professionnels», a-t-il prévenu. Dans tous les cas, une intervention (militaire) française dépendra d’une décision internationale.

 

Sur un autre registre, Laurent Fabius a évoqué les rapports entre les entreprises françaises basées en Afrique et les populations locales en s'appuyant sur l’exemple d’Areva au Niger. Des discussions entre le gouvernement français et Areva ont été tenues sur les montants financiers attribués aux Nigériens. «J’ai dit à l’entreprise que ce serait un peu plus juste que le Niger ait un peu plus. Il y a des richesses sur les sols, il ne faut pas les piller, il faut les exploiter et les partager. Faire en sorte que l’essentiel aille aux populations autochtones», a dit M. Fabius.

 

 

BIGUÉ BOB

 

Section: 
RENVOI CODES DU TRAVAIL, CONDITIONS POUR LA RÉVISION DE LA CONSTITUTION : L’Assemblée déclenche la guerre
RÉVISION DE LA CONSTITUTION : Pastef dans un engrenage
THIES - REFORMES INSTITUTIONNELLES L’APR dénonce une « dérive »
POLITIQUE : Juan Branco, l’allié encombrant du Pastef
RECONFIGURATION POLITIQUE : Une drôle d'opposition
APRÈS LA DÉCISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL SUR OUSMANE SONKO Le FDR appelle à la constitution d’un large front contre le pouvoir
RÉINTÉGRATION OUSMANE SONKO Le Conseil Constitutionnel clôt le débat
CANDIDATURE À L'ONU : Macky Sall poursuit sa campagne diplomatique en Europe
POUVOIRS DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE Entre fantasmes et réalité
TENSIONS EXPLOSIVES AU PARTI SOCIALISTES : Une motion de confiance sur fond de violents affrontements
CRISE AU PARTI SOCIALISTE Des lendemains incertains dans la maison de Senghor
NOMINATION DE SUPERVISEURS ADJOINTS : Diomaye Faye muscle son appareil politique
POLITIQUE : Suspicions généralisées au sommet de l’État
L'AFFAIRE ASER OCCUPE LE DEVANT DE LA SCÈNE Du livre de Bachir Fofana à la conférence de Thierno Alassane Sall
ASSEMBLEE GÉNÉRALE PS DEMAIN : L’Union régionale de Dakar dénonce des appels à la violence
Alain Diouf remplace Aminou Lo…
Pastef-Les Patriotes
RÉINTÉGRATION D’OUSMANE SONKO : La compétence du Conseil constitutionnel à l’épreuve
DAKAR ARENA : Ousmane Sonko scelle sa rupture avec Diomaye Faye
PREMIER CONGRES ORDINAIRE DU PASTEF Un week-end à “haut risque"