Publié le 29 Feb 2024 - 16:30

Amadou BA, l’Homme d’Etat! Par cheikh Oumar SY

 

Une des plus belles citations de Napoléon Bonaparte est lorsqu’il disait que « le cœur d’un homme d’Etat doit être dans sa tête ». Connu comme étant un des plus stratèges politiques des temps modernes, l’empereur des Français par cette assertion, reconnaissait au Chef des qualités humaines indispensables dont l’essentiel devait reposer sur la raison.

En effet, quand on est Homme d’Etat, on a l’obligation d’accepter de vivre des épreuves qui parfois sont rudes, mais sans pour autant perdre cette stature qui fait de lui ce qu’il est.  Le Général Joffre aimait dire qu’Il faut au chef « un moral particulièrement élevé et une maîtrise absolue de lui-même qui lui permettent, au milieu des difficultés, de s'imposer par son calme ».

Les dernières semaines nous ont montré la véritable facette du candidat-premier ministre qui, malgré tous les coups tordus reçus, est resté droit dans ses bottes. En Homme d’Etat, Amadou BA n’a pas tremblé, il n’a pas vacillé au contraire par un calme olympien dont lui seul a le secret, il a montré qu’il était un grand leader. Parfois, au détriment même de voir nous ses sympathisants, pris dans la tourmente et l’émotion suscitées par l’injustice, lui conseiller d’arpenter les voies périlleuses du « ré actionnisme ».

Cependant, pris avec plus de détachement et de hauteur, je relis encore cette phrase de l’homme politique et d’église Martin Luther King «la véritable grandeur d'un homme ne se mesure pas à des moments où il est à son aise, mais lorsqu'il traverse une période de controverses et de défis».
C’est fort de tout cela que j’ai mieux compris tout le sens qu’il faut donner à la posture sage et responsable prise par Amadou BA qui malgré la virulence des attaques, s’est toujours évertué à rester digne et serein.

Il faut dire qu’il a quand même, malgré son rang et son parcours, était accusé honteusement d’être un corrupteur, avant d’être lynché sur la place publique par des personnes qui n’avaient d’autres buts que de le déstabiliser et de ternir son image.

A ce jour aucune preuve n’a été présentée au public qui puisse étayer l’argumentaire de ses pourfendeurs. Mieux à chaque fois que l’homme semble être dans une situation difficile, les actes posés par ses adversaires ne font que renforcer sa légitimité aux yeux des Sénégalais. Quand le Président de la République Macky Sall disait qu’Amadou Ba « est un choix de raison et non de cœur », il n’avait pas totalement tort. Certainement cette belle citation de René Descartes doit inspirer au quotidien la démarche l’ancien Ministre de l’Economie et des Finances : «  La raison est la seule chose qui nous rend hommes ».

Assurément, le Sénégal doit par cette épreuve de tourmente politique qu’il traverse, sortir plus grand dans l’idée qu’il doit se faire de la République et de la démocratie. Ainsi, les Sénégalais, en dehors de toute subjectivité, ont l’opportunité plus que jamais de choisir dans la paix et la sérénité, le Président de la République pour les cinq prochaines années. Ce choix dont l’impact est incommensurable pour le présent et le futur, doit reposer sur des valeurs intrinsèquement liées à notre histoire c’est-à-dire Diom, Yaar, Soutoureu, Téranga, Kersa, Manou pour ne citer que celles-là.

Inéluctablement, le candidat-premier ministre aura pris des points dans le fait de nous avoir montré qu’il jouissait de toute la mesure et la résilience requises pour affronter des situations complexes où d’autres personnalités auraient pu, si elles étaient à sa place, certainement montrer une autre facette. Sa seule conviction est que le Sénégal ne peut se construire que dans « LA PAIX ».

Qu’Allah éclaire nos choix et veille sur notre pays!

 

Cheikhou Oumar SY

Ancien Parlementaire

Conseiller Spécial du Premier Ministre Amadou Ba

Conseiller Spécial de M. Pierre Atepa Goudiaby

Coordonnateur de la Coalition AVEC LIGUEY KAT YI 

Section: 
Le “Projet” à l’épreuve de la session extraordinaire du Parlement
NOUVEAU CODE DU TRAVAIL : Penser l’emploi au-delà du salariat
LES INONDATIONS À DAKAR : Le Plan Jaxaay, révélateur d’incohérences politiques
DE L’IDÉAL SOUVERAINISTE AU MIRAGE POPULISTE : Sonko et l’impossible héritage
Mimi Touré, la faiseuse de destins
LE MUSÉE AFRICAIN DU FUTUR : Un patrimoine vivant au service de la création et des publics
Le mépris du peuple est aussi est un symptôme de l’aliénation systémique
L’AJUSTEMENT PROGRESSIF : La seule vraie solution économique au contexte sénégalais
DE LA DÉMISSION DE LA PENSÉE : Quand l’intellectuel se fait courtisan
RÉGULER POUR TRANSFORMER : Les sept priorités d’une ARTP au service du Sénégal numérique
LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, M. BASSIROU DIOMAYE FAYE, ET AU DG DE L'APIX, M. BAKARY SÉGA BATHILY 600 hectares de Toubab-Dialaw : vous n’avez pas le droit de sacrifier un peuple
Chroniques pour un Sénégal souverain et juste N° 01 · Août 2026 De la croissance aux citoyens : Pour une transformation territoriale de la performance économique du Sénégal
Le Parti socialiste n’est pas à vendre
AGETIP : Qu’en est-il en termes de procédure ?
DISCOURS DU PR PAPA FARY SEYE : QUAND LA PAROLE ÉDUCATIVE DEVIENT UNE PENSÉE DE LA RÉPUBLIQUE Un discours pour penser l’excellence, l’école et la République
Comment mettre le savoir au service du pouvoir au Sénégal ?
LES FONDS SPÉCIAUX AU SÉNÉGAL : Une catégorie fantôme dans la République ?
MOBILISER LA DIASPORA SCIENTIFIQUE : De l’opportunité à la stratégie pour le Sénégal et l’Afrique
RECOMPOSITION POLITIQUE POST-ALTERNANCE : Le débat initié par le ministre Abdou Fall sur les mutations en cours du système partisan sénégalais, mérite désormais d'être regardé comme un véritable exercicPréparer une succession ou réinventer une espérance ?
LE GRAND MAGAL DE TOUBA : Un puissant levier de souveraineté économique pour le Sénégal