Une progression de 4,3% notée

Au quatrième trimestre de l’année 2025, le Produit Intérieur Brut (PIB) réel, selon l'Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), a connu une progression de 4,3%. En 2025, la croissance économique, estimée avec le cumul des quatre trimestres, s’est établie à 6,7% après 6,5% en 2024.
Au quatrième trimestre de l’année 2025, le Produit Intérieur Brut (PIB) réel, corrigé des variations saisonnières (CVS), a progressé de 3,1% par rapport au trimestre précédent. Ce résultat, selon l'ANSD, est imputable à l’accroissement des valeurs ajoutées des secteurs primaire (+3,6%), secondaire (+3,5%) et tertiaire (+2,1%). En outre, les taxes nettes de subventions sur les produits se sont bonifiées de 6,4%. Dans le même temps, le PIB réel hors hydrocarbures a évolué de 3,1%.
S’agissant des composantes de la demande intérieure, la formation brute du capital fixe a augmenté de 12,2%. La consommation finale globale, quant à elle, s’est rétractée de 1,4%. Les exportations de biens et services se sont accrues de 31,0%.
Par rapport à la même période de l’année 2024, le PIB réel du quatrième trimestre de 2025 a crû de 4,2%. Cette progression s’explique principalement par la consolidation des activités des secteurs primaire (+8,6%), secondaire (+5,1%) et tertiaire (+2,7%). Par ailleurs, les taxes nettes de subventions sur les produits se sont rehaussées de 2,8%.
Sous l’angle de la demande, le regain d’activité économique au quatrième trimestre de 2025, par rapport au même trimestre de l’année précédente, s’est traduit, en termes réels, par l’accroissement des exportations de biens et services (+29,7%), de la formation brute de capital fixe (+7,2%) et de la consommation finale (+3,4%).
Le Produit Intérieur Brut nominal est estimé à 7 068,5 milliards de FCFA au quatrième trimestre de 2025. Sans les hydrocarbures, il est de 6 800,2 milliards de FCFA.
En 2025, la croissance économique, estimée avec le cumul des quatre trimestres, s’est établie à 6,7% après 6,5% en 2024. Cette évolution est consécutive à la bonne tenue des secteurs secondaire (+16,7%), primaire (+7,0%) et tertiaire (+2,5%). Hors hydrocarbures, la croissance économique de l’année 2025 est évaluée à 2,2% et celle hors hydrocarbures et agriculture est de 1,6%.
Taux de chômage : 23,3%
Au quatrième trimestre de l’année 2025, 55,5% des personnes en âge de travailler (15 ans ou plus) ont participé au marché du travail. Le niveau d’activité est plus faible chez les jeunes (47,9%) que chez les adultes (67,5%). Les hommes affichent un taux de participation à la main-d’œuvre supérieur à celui des femmes, aussi bien en milieu urbain (64,8% contre 47,4% pour les femmes) qu’en milieu rural (63,6% contre 47,1% pour les femmes).
Le niveau de participation est de 1,2 point supérieur en milieu urbain. En glissement annuel, le taux d’activité s’est rétracté de 1,5 point de pourcentage par rapport à la même période en 2024 (57,0%).
Pour le quatrième trimestre de l’année 2025, le taux de chômage (élargi) est estimé à 23,3% et est en hausse de 3,3 points de pourcentage par rapport à la même période en 2024 (20,0%). Le taux est plus élevé en milieu rural (29,2%) qu’en zone urbaine (19,6%). Selon la tranche d’âge, il est nettement plus élevé chez les jeunes (27,4% contre 18,7% chez les adultes). Suivant le sexe, les femmes sont plus touchées par le chômage, quel que soit le groupe d’âge et le milieu de résidence.
Au quatrième trimestre de 2025, plus de la moitié de la population occupée est constituée de travailleurs indépendants (54,5%). Les salariés ont représenté 37,2% de la main-d’œuvre et les travailleurs familiaux 8,1%.
L’examen suivant le sexe met en lumière des disparités importantes, la proportion de personnes travailleuses indépendantes étant plus élevée chez les femmes (65,5% contre 48,4% chez les hommes). À l’inverse, la proportion d’hommes salariés (43,1%) est 1,6 fois supérieure à celle enregistrée chez les femmes (26,6%).
En outre, les travailleurs familiaux sont en proportion légèrement plus nombreux chez les hommes (8,3%) que chez les femmes (7,8%).
Le chômage affecte davantage les femmes, les jeunes et les populations rurales
Au quatrième trimestre 2025, six personnes occupées sur dix ont travaillé dans le secteur tertiaire (60,0%). Ce secteur est suivi par le secteur primaire, qui représente 21,5% de la population occupée, le secteur secondaire comptant 18,5% de l’effectif de la main-d’œuvre occupée. Dans le secteur tertiaire, les activités de commerce et de réparation sont prédominantes et concernent 43,5% des occupés dudit secteur et 26,1% de l’ensemble des actifs occupés.
Cette même période est marquée par des niveaux d’activité et d’emploi globalement plus élevés chez les hommes, les adultes et en milieu urbain. En revanche, le chômage affecte davantage les femmes, les jeunes et les populations rurales. Il convient également de souligner que la proportion de jeunes NEET (ni en emploi, ni en éducation, ni en formation) demeure plus importante en milieu rural et chez les femmes, malgré une légère baisse en glissement annuel.
Par ailleurs, l’emploi reste dominé par le travail indépendant et le secteur tertiaire, en particulier les activités de commerce et de réparation, tandis que l’emploi salarié, bien qu’en progression, demeure inégalement réparti selon le sexe et le milieu de résidence.
L’évolution des principaux indicateurs du marché du travail par rapport au quatrième trimestre de l’année précédente traduit un repli du taux d’activité et du niveau d’emploi, accompagné d’une hausse du chômage, dans un contexte de légère diminution de la proportion de jeunes NEET, renseigne le document.
Téléphonie mobile
L'Agence nationale de la statistique et de la démographie s’est aussi intéressée au secteur de la téléphonie. Au quatrième trimestre 2025, les prix de la téléphonie mobile ont baissé de 5,3% par rapport au trimestre précédent. Cette évolution s’explique principalement par les baisses de prix observées chez l’opérateur Orange (-8,8%). Cette dynamique baissière n’est pas observée chez les opérateurs Yas, Expresso et Promobile, dont les prix sont restés globalement stables sur le trimestre.
En glissement annuel, les prix se réhaussent de 4,2%, imputable, essentiellement, aux augmentations constatées chez Yas (+54,1%) et Expresso (+12,9%). À l’inverse, Promobile enregistre une baisse de 8,1% sur la même période et Orange enregistre un repli plus marqué de ses prix (-12,8%). Dans l’ensemble, l’année 2025 se caractérise par une hausse (+2,1%) des prix de la téléphonie mobile comparativement à l’année 2024.
Production industrielle
Les prix de la production industrielle ont eux progressé de 1,0% sur un mois. L’activité industrielle est marquée, en février 2026, par un accroissement de 1,0% des prix de la production industrielle hors égrenage de coton, comparativement à ceux du mois précédent. Cette évolution résulte de la hausse des prix des produits des industries extractives (+2,2%) portée par une hausse des prix du pétrole brut et des produits manufacturés (+0,5%) dans une moindre mesure.
Toutefois, les prix de l’électricité, du gaz et de l’eau, ainsi que ceux des produits des industries environnementales, sont restés stables sur la période sous revue.
En variation annuelle, les prix de la production industrielle hors égrenage de coton fléchissent de 1,1% en février 2026, sous l’effet, principalement, de la réduction de ceux des produits des industries de production d’électricité, de gaz et d’eau (-2,2%) et des industries manufacturières (-1,9%).
Sur les deux premiers mois de 2026, les prix de production industrielle reculent de 1,2% comparativement à leurs niveaux à la période correspondante de 2025. S’agissant de l’égrenage de coton, les prix augmentent légèrement de 0,4% en variation mensuelle. Toutefois, ils se réduisent de 15,1% en variation annuelle et de 12,5% en cumul sur les deux premiers mois de 2026.
CHEIKH THIAM







