Publié le 20 Feb 2013 - 22:02
ÉVENTUELLE FUSION AVEC APR

 Niasse et Gakou prolongent l'Appel du 16 juin

Entre les «rumeurs» nées de la démission-surprise de son numéro deux du gouvernement, et les allégations liées à un «projet» de fusion avec le parti présidentiel, l'Alliance des forces du progrès choisit enfin le langage de la clarté et réaffirme son intégrité en tant que composante de la majorité présidentielle.

 

C'est désormais clair. L'AFP ne se fondra pas dans l'APR, du moins pour l'instant. C'est une déclaration d'un Bureau politique «restreint» dans sa composition qui en a fait la révélation hier, dans une note reçue à EnQuête. Et en l'absence de Moustapha Niasse, c'est El hadj Malick Gakou, secrétaire général adjoint du parti, qui a présidé la rencontre, qui l'a fait savoir hier dans un communiqué largement diffusé.

 

Les «Progressistes» ont tenu à recadrer le débat suscité par la démission de leur numéro 2 du gouvernement et les différentes «rumeurs» qui l'ont accompagnée. «Nous redisons que notre parti n’a jamais évoqué l’éventualité ou le projet d’une fusion avec une autre formation politique», lit-on dans le document rendu public. Jamais aucun «contact n’a été pris, sur une telle éventualité avec un leader de parti quel qu’il soit». A ceux qui prêtent de telles intentions, Gakou et compagnie estiment qu'ils «perdent leur temps en voulant, par la confusion et par l’affabulation, faire croire que l’AFP connaît des dissensions internes». Ceux-là sont qualifiés de «pêcheurs en eau trouble, de sycophantes frustrés par des défaites successives et par la perte d’un pouvoir qu’ils n’ont pu gérer pendant douze années, ni avec rigueur ni avec compétence».

 

Désireux de réhabiliter la «bonne image» de leur leader, l'AFP est d'avis que «Moustapha Niasse est connu et reconnu comme un homme soucieux de l’éthique républicaine et des principes sacrés de transparence dans tout ce qu’il fait et dit, conduisant avec rigueur les missions qui lui sont confiées et les actes qu’il pose sans aucun calcul». Dans cette lancée, l'Alliance des forces du progrès réaffirme son «ancrage» dans la coalition Benno Siggil Senegaal et dans Benno Bokk Yaakaar. L’appel lancé le 10 février 2013 «est destiné à tous les Sénégalais, pour poursuivre nos efforts de développement et de reconstruction du pays dans la patience et dans la solidarité».

 

Revenant sur l'origine de cet imbroglio, le BP de l'AFP rappelle que le dernier Comité directeur avait été précédé «de réunions de toutes nos instances de base qui ont rassemblé les données qui fondent une position logique dans le cadre de l’évolution de la coalition Benno Bokk Yaakaar». Ensuite, c'est une réunion de synthèse, «organisée au sommet du parti, (qui) a permis de poser les lignes essentielles de la position (exprimée) sur la situation politique du pays, sur le respect vis-à-vis du peuple, des engagements pris pour opérer les changements nécessaires, dans l’esprit de cette coalition, et les priorités qui interpellent les Sénégalais».

 

PIERRE BIRAME DIOH

 

 

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