Publié le 3 Sep 2013 - 12:40
ABDOUL AZIZ TALL, NOUVEAU DIRECTEUR DE CABINET DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

''La forte demande d'efficacité justifie la composition du nouveau gouvernement''

 

 

Entre autres soucis d'insuffler une nouvelle dynamique à la politique gouvernementale, le réaménagement ministériel décidé dimanche dernier par le président Macky Sall obéit à une logique de s'adapter au contexte économique mondial en vue de mieux satisfaire les aspirations du citoyen sénégalais, selon le tout nouveau ministre, directeur de cabinet du président de la République, Abdoul Aziz Tall. 

 

 

Justifiant hier la décision du président de la République de mettre en place une nouvelle équipe gouvernementale, le nouveau ministre, directeur de cabinet du président de la République, Abdoul Aziz Tall, soutient que ''la forte demande d'efficacité des politiques publiques, de même que les exigences citoyennes croissantes, justifie amplement que de manière périodique, l’architecture ainsi que la composition du gouvernement soient reconsidérées''. Sous ce rapport, ''le principe de mutabilité recommande que soient régulièrement interrogées les aspirations changeantes et incompressibles du citoyen, du contribuable et des usagers du service public''. Selon l'ancien directeur de la Lonase, ''les mutations technologiques, économiques et sociales qui animent le monde exigent que les actions et organisations gouvernementales se réajustent pour plus d'efficacité et de cohérence''. Dès lors, ''du rapprochement de toutes ces considérations, résulte la nécessité d'une nouvelle action gouvernementale''. C'est ainsi que l'énergie, ''clé de voûte de notre stratégie de développement économique et social, mérite d'être érigée en département ministériel autonome''. ''Devenue aujourd'hui un secteur dont l'enjeu revêt une dimension mondiale, l'énergie en tant que facteur de production, constitue un important levier de développement et sa prise en charge requiert une politique volontariste et des réformes structurantes'', estime Abdoul Aziz Tall. Soulignant que ''pour sortir de la tyrannie des hydrocarbures et surtout faire du mixte énergétique la solution de sortie de crise, il est indiqué d'accorder à ce secteur une haute priorité en termes de pilotage opérationnel et de réflexions prospectives''.

Expliquant le regroupement du secteur des mines et celui des industries dans un même département, il confie que c'est ''pour rester dans une logique de complémentarité et de synergie de ces deux pôles d'intervention''.

Dans ce nouvel attelage gouvernemental, le commerce reste avec le secteur informel. Objectif visé par le président Macky Sall : ''mettre un accent particulier sur la promotion du consommer local en vue de résorber le déficit de la balance commerciale fortement obérée par le poids des importations''. 

L'une des spécificités de ce nouvel attelage gouvernemental est également la notion de désenclavement qui apparaît dans l'appellation du ministère en charge des Infrastructures. Selon Abdoul Aziz Tall, ''cela constitue un signal fort en ce qu'elle traduit de la part du président de la République, un sentiment d'intégration et d'unité nationale à travers un meilleur maillage du territoire''. Dans cette logique, les transports aériens ont été couplés avec le tourisme dans la mesure où dans un passé récent, l'expérience avait donné des résultats concluants, souligne M. Tall. Qui voit dans la mise en relief du concept de dialogue social dans l'appellation du ministère en charge de la Fonction publique, ''une manifestation d'ouverture et un partenariat fécond entre l'État, le patronat et le monde syndical qui assoit un nouvel état d'esprit dans la consécration du pacte de stabilité sociale''. Dans la foulée, il décèle derrière ''l'allègement du ministère de l'Économie et des Finances du volet planification et du volet promotion des investissements et du partenariat pour donner naissance au ministère de la Promotion des investissements et des partenariats et au ministère du Plan'', une volonté du président Macky Sall de redonner à la planification et à la promotion des investissements, la place stratégique qui doit être la leur dans nos politiques de développement''.

 

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