Publié le 30 Dec 2013 - 23:12
AFFAIRE SIDY LAMINE NIASSE

Le Ps demande sa mise «hors d'état de nuire» 

 

Entre Sidy Lamine Niasse et Abdoulaye Wade, le Parti socialiste est passé de l'un à l'autre, sans gants, pour condamner des propos «irresponsables» et «scandaleux» dont ils se seraient rendu coupables en l'espace de quelques jours.

Dans une déclaration rendue publique hier, les socialistes s'émeuvent de «l'irrévérence gratuite à l'endroit du Président de la République et de certains leaders de la coalition Benno Bokk Yaakaar» de Sidy Lamine Niasse.

Selon Ousmane Tanor Dieng et ses camarades, «il ne faut pas seulement voir dans (ces) déclarations une attaque contre Macky Sall, mais une grave atteinte aux institutions de la République.» En outre, elles «sont de nature à mettre en péril la laïcité de l'Etat, les valeurs républicaines et les fondements de la nation sénégalaise», lit-on dans la même source.

Face à ce qu'il considère comme des «allégations proprement irresponsables et de toute évidence diffamatoires», le Parti socialiste «demande aux juridictions compétentes de traiter  cette question comme le prévoit la loi afin de mettre hors d'état de nuire et d'ôter toute illusion d'impunité aux fauteurs qui se livrent à un chantage inadmissible...»

«Circonscrire le dialogue»

Concernant la sortie de l'ex Président de la République, il y a quelques jours, pour encore clamer l'innocence de son fils emprisonné depuis huit mois, le Parti socialiste rappelle à Me Wade des fautes qu'il a commises.

«Quand on n'a pas craint, dans le cadre de la République, de distinguer son fils parmi tous les autres citoyens en le vantant aux quatre vents comme le meilleur d'entre tous à l'évidence contre les prescriptions de la compétence avérée et du mérite éprouvé», lit-on dans la note.

«Quand (…) on l'a laissé profiter des responsabilités disproportionnées qu'on lui a confiées pour impunément mettre tous les secteurs de l'économie nationale sous coupe réglée et finalement la régenter à son profit et à celui de ses comparses, avec probablement, plus que sa propre complicité par abstention et désinvolture, par instigation et fourniture de moyens», ajoute la déclaration, «on devrait moins récriminer et s'astreindre à plus de dignité quand vient l'heure de rendre des comptes à la Nation devant les institutions judiciaires.»

A propos de dialogue dans la classe politique, le Parti l'accueille «favorablement» et «invite le gouvernement à donner suite à l'appel du Khalife général des mourides». «Toutefois, le dialogue ne doit pas servir à couvrir d'impunité des personnes qui doivent répondre de leur gestion devant la justice» ni «faire l'objet d'une exploitation politicienne pour ouvrir la voie à la pratique répugnante de la transhumance.»

MOMAR DIENG

 

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