Publié le 2 Jun 2014 - 16:29
CLÔTURE FESTIVAL YAKAAR

 Ismaïla Lô enchante le public

 

Même s'il tarde à renouveler son répertoire, Ismaïla Lô parvient encore aisément à satisfaire son public. Il l'a démontré encore une fois samedi soir, à l'institut français Léopold Sédar Senghor, à l'occasion du dernier plateau du festival de musiques urbaines Yakaar.

 

Il faut être Ismaïla Lô pour réussir à jouer un même répertoire pendant huit ans et continuer de ravir son public, à chaque sortie. Sur la scène de l'institut français Léopold Sédar Senghor de Dakar samedi soir, il a livré un concert de haute facture devant un public majoritairement composé d'occidentaux et entièrement acquis à sa cause. C'était à l'occasion du concert de clôture du festival Yakaar, organisé par optimist production. C'est à 22h 05mn qu'ont commencé à fuser les premières notes de ''mbindaan'', une chanson qui dénonce les misères des servantes et figure dans son dernier album ''Sénégal'', sorti en 2006. 

Bien installé sur une chaise avec sa guitare bien lovée dans les bras, l'auteur de ''dibi dibi rek'' ressemblait à un ange sur scène, dans sa tenue immaculée en basin, avec sa douce voix. Gardant le tempo et l'ambiance de cabaret, il a enchaîné avec Yaaye boye.

Un titre dédié à toutes les mamans du monde et particulièrement à celles qui étaient au CCF, samedi soir. Pour faire monter la température au théâtre de verdure, il a poursuivi avec ''baykate'',  ''manko'', ''jelebi'', ''Fa Diallo'', etc. L'ambiance était au summum avec ''jelebi''. Ismaïla Lô s'est laissé aller sur scène en esquissant d'élégants et exquis pas de danse. Le public l'a suivi, même si la majorité dansait à contre-temps. 

Pour permettre à ses fans de souffler, l'artiste a entonné ''taajabone'', en improvisant un duo entre les hommes et femmes qui composaient le public. De l'harmonie, il y en avait entre la vedette du jour et ses fans qui ont effectué le déplacement. Ismaïla Lô a également repris des classiques de sa discographie, comme ''jammu africa'' ou encore ''nafanta'', titre sur lequel il a d'ailleurs clôturé la soirée, avec un public en standing ovation et dansant sans retenue. 

Avant la prestation d'Ismaïla Lô, de jeunes artistes des cultures urbaines se sont illustrés sur scène. Le slameur béninois Kmal et Fantastic accompagné de Zeinix ont tenté de tenir le public en haleine.

BIGUÉ BOB

 

Section: 
LITTÉRATURE – AMOUR, TRANSPARENCE, CONFIANCE, CONTRÔLE… « L’Équilibre du cœur » suscite réflexion
20 ANS D’AFRICULTURBAN Le hip-hop sénégalais sur le piédestal
FESTIVAL REKK Le Sénégal s'enrichit d'un nouveau festival
RESTITUTION ARTISTIQUE AU GRAND-THÉÂTRE : Théâtre-forum et playback à l’honneur
TRANSPOSER L’HOSPITALITÉ SÉNÉGALAISE EN MILIEU PROFESSIONNEL... Sokhna Diaw développe le concept Teranga esprit
FEMMES INVISIBILISEES - RECITS OUBLIES : Le pari de PluriElles
16E EDITION DAK’ART : Enfin la date connue !
DISPARITION D’UNE ICONE : Seni Awa Camara, la sculptrice de la terre s’en est allée
TANIT D’OR JCC 2025 : Liti-Liti, une déclaration d’amour à l’humain
EXPOSITION ‘’TES VUES / MA VIE’’- FOLIE SUR LES RESEAUX SOCIAUX L’artiste Boubacar Diallo invite à l’introspection
COPIE PRIVÉE ET DROITS D’AUTEUR : L’État donne le signal, les artistes attendent les actes
CULTURE : Thiès accueille les trésors retrouvés du champ de bataille de Samba Sadio (1875)
Dalifort Hip Hop
50 ANS DE CARRIÈRE DE SOULEYMANE FAYE : Célébration d’un demi-siècle d’art et de sagesse sur scène
RENTRÉE SCOLAIRE 2025/2026 : L’U2PF mise sur l’égalité des chances
LIVRE – DJEMBERÉ, CELLE QUI CHANGE TOUT : Une résiliente face au chaos institutionnel et social
PROLIFÉRATION DES MÉDIAS ÉTRANGERS : Péril sur la souveraineté
ACCES 2025 : Le musique africaine rencontre le monde à Pretoria
TROISIEME EDITION FESTIVAL JOTAAY JI : Dakar a vibré aux voix du féminisme 
BARRIÈRES À L’AUTONOMISATION DES FEMMES : La plaidoirie de l’AJS