Publié le 21 Sep 2020 - 17:30
CLIMAT SOCIAL DELETERE AU CMS

Les travailleurs menacent d’aller en grève

 

Les travailleurs du Crédit mutuel du Sénégal (CMS) donnent un délai de dix jours au Conseil d’administration, pour décanter la situation délétère qui prévaut dans cette institution financière.  À défaut, ils menacent de paralyser le système.

 

Les travailleurs du Crédit mutuel du Sénégal (CMS) menacent d’aller en grève pendant 72 heures renouvelables, si le Conseil d’administration ne décante pas la situation difficile qu’ils vivent. En conférence de presse samedi dernier, le Syndicat des travailleurs du Crédit mutuel du Sénégal, affilié à la CNTS, a dénoncé la gestion de la Direction générale marquée, dit-on, par des recrutements de complaisance et de violation de promotion interne. Il donne un ultimatum de dix jours au Conseil d’administration du CMS pour mettre fin à cette situation.

‘’L’institution a lancé des appels à candidatures en méconnaissance royale des dispositions de l’article 19 de la Convention collective des systèmes financiers et en violation de ses engagements matérialisés dans le PV du 23 juillet 2020. A la place des appels à candidatures de promotion interne, elle a opté pour des recrutements de complaisance entre amis.  Mais nous n’accepterons jamais cela. Nous exigeons le respect scrupuleux des dispositions pertinentes de l’article 19 de la Convention collective des systèmes financiers et décentralisés et des termes de l’accord matérialisé dans le PV précité’’, insiste le secrétaire général de ce syndicat, Ouattara Sagna.

Il indique que ‘’ces recrutements de complaisance violent les termes du rapport n°41.4 de la mission conjointe BCEAO-DRS-SFD qui avaient enjoint le CMS de déterminer un nouvel organigramme pour réduire le trop plein de directions au niveau faîtière’’.

Pour régler ce problème, le collège des délégués des travailleurs de l’institution financière négociait déjà avec la direction générale.  Et les deux parties s’étaient accordées ‘’sur la comptabilisation des années d’expérience et l’effectivité de la préférence interne, en cas d’égalité de compétences et de profil lors des recrutements’’.

De plus, en cas de vacance ou de création de poste, l’employeur devra faire appel, de préférence, aux employés en service dans l’entreprise et aptes à occuper le poste. En cas de promotion, l’employé pourra être soumis à la période d’essai prévue pour l’emploi qu’il est appelé à occuper’’. Seulement, regrettent les syndicalistes, la Direction générale du CMS n’a pas respecté ces accords, lors des recrutements qui ont suivi ce protocole. ‘’ La direction générale n’a pas respecté les engagements découlant du PV du 23 juillet 2020, à savoir diffuser la procédure portant sur les heures supplémentaires au plus tard le 31 août 2020, et l’effectivité de la préférence interne sur les appels à candidatures.  Elle n’a pas, non plus jugé opportun de faire une contreproposition, suite à la sollicitation faite par le collège des délégués du personnel depuis plus de huit mois. Ce qui a fortement et négativement influé les débats, car la direction générale n’avait aucun document traduisant l’impact financier de la proposition des délégués du personnel.  Elle ne s’est pas préparée à l’exercice et n’a formulé aucune contreproposition sur le projet d’accord initialement transmis.  Les représentants du collège ont fini par quitter la table des négociations, car le travail n’était plus sérieux et l’offre de l’employeur (1 600 F) n’était pas respectueuse’’, se désole encore M. Sagna.

Il exige ainsi la reprise des négociations en présence du Conseil d’administration avec ‘’des propositions correctes qui tiennent compte de l’effort de tout un chacun dans l’entreprise’’.

Des licenciements abusifs

Outre les problèmes de recrutement, les travailleurs ont dénoncé le licenciement abusif de la part de la direction de l’institution financière.  Ils indiquent que sept directeurs ont été récemment licenciés abusivement.

Ces derniers ont, toutefois, précise-t-on, fait un recours à la justice.  Ils avaient, à cet effet, obtenu gain de cause, d’abord, à la juridiction de céans qui avait retenu que les causes des licenciements étaient mal-fondés.  Ce délibéré a été confirmé par la cour d’appel. ‘’Malgré cet échec de l’institution, elle a continué à licencier et, en moins d’un an, 35 salariés ont perdu leur travail.  Nous exigeons la cessation de ces vagues de licenciements sans fondement qui ne font qu’accentuer le déficit enregistré depuis un an’’, insistent-ils.  

ABBA BA

Section: 
DÉTENTION ET MISE EN CIRCULATION DE FAUX BILLETS DE BANQUE : Quand un change de 2 000 euros brise une amitié et mène à la prison
KAOLACK - DÉSENGORGEMENT DE LA VOIE PUBLIQUE : Les occupants de l’avenue John Fitzgerald Kennedy déguerpis
LANCEMENT NEW DEAL TECHNOLOGIQUE : Le Gouvernement décline sa nouvelle feuille de route
GAMOU DE GASSANE : Les difficultés de la commune partagées
And Gueusseum
Lutte contre l'insécurité Dakar
CHAVIREMENTS RÉCURRENTS DE PIROGUES DE MIGRANTS : Boubacar Sèye accuse la Tunisie et l’Europe
MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DE L'ACTION SOCIALE : Un audit du personnel révèle des irrégularités
PORTRAIT DE MONSEIGNEUR ANDRÉ GUÈYE, NOUVEL ARCHEVÊQUE DE DAKAR : Un clerc au service du dialogue interreligieux  
LUTTE CONTRE LA MORTALITÉ MATERNELLE ET NÉONATALE : RÉDUCTION DES DÉCÈS ÉVITABLES : Investir dans la santé des jeunes, selon la présidente de l’ANSFES
PORTRAIT DE BABACAR FAYE, DG DU SIRN : Un expert des études topographiques et géodésiques
KAOLACK -  JOURNÉE NATIONALE DE L’ÉLEVAGE : Les promesses de Diomaye Faye aux éleveurs
CODE PASTORAL, POTENTIEL GÉNÉTIQUE DU CHEPTEL, VOL DE BÉTAIL… : Ce que les éleveurs attendent de Bassirou Diomaye Faye
Vigile trafiquant
Maire de Rufisque
Complexe Mouride
SAES
LUTTE CONTRE LA CRIMINALITÉ FINANCIÈRE ET LA CORRUPTION EN AFRIQUE La Bad et Interpol conjuguent leurs forces
DÉBATS D’IDÉES ET RENCONTRES - “SYMBIL ET LE DÉCRET ROYAL” : Fatimé Raymonde Habré lève le voile sur la traite arabe
ACCUSÉS DE LIENS AVEC UN GROUPE TERRORISTE : Deux commerçants sénégalais acquittés