Publié le 1 Aug 2013 - 19:30
DETTE DE 42 MILLIARDS DUE PAR SENELEC A LA SAR

Le ministre de l’Energie promet d’éponger les pertes commerciales de la raffinerie

 

Inquiets du sort de leur entreprise, les cadres de la Société africaine de raffinage (SAR), ont rencontré le ministre de tutelle pour des solutions de sortie de crise.

Invité de Sud Fm, Maïmouna Diop Diagne, au nom des cadres de la SAR, s’est prononcée sur les résultats de l’entretien qu’ils ont eu avec le ministre de l’Energie, Aly Ngouille Ndiaye. «Nous avons parlé des pertes commerciales brutales que nous réclamons à l’Etat depuis quelques années. Le ministre nous a assurés que ces pertes seront payées sous peu. Donc une solution a été trouvée », a soutenu Mme Diagne.

Le cas de la Senelec a aussi été abordé lors de cette rencontre et à ce propos, la responsable des cadres de la raffinerie avance : «nous avons rappelé au ministre que nous avons vécu avec la Senelec par rapport au décret de 2011 qui nous confiait l’exclusivité de l’approvisionnement de la société, les difficultés vécues, les pertes subies par la SAR dans sa trésorerie et aujourd’hui les défauts de paiement de la Senelec qui constituent quand même un danger par de arrêts répétitifs de la raffinerie». Aussi, les cadres de la SAR estiment la dette due par Senelec à leur entreprise autour de 42 milliards, dont 23 milliards échus. Et si nous parlons de l’encours de la production qui ne doit pas dépasser 15 milliards, nous sommes à 30 milliards, ce qui fait que la SAR va avoir un nouvel arrêt dans 5 jours, lequel arrêt est toujours un danger pour le fonctionnement de l’usine».

Concernant les investissements à faire pour sécuriser la raffinerie, Maïmouna Diop Diagne précise qu’ils attendaient le règlement des pertes commerciales pour injecter une partie dans les investissements, la maintenance et l’entretien de l’outil. «Mais cette raffinerie s’arrête désormais tous les 45 jours pour défaut de brut dû à la dette de la Senelec. Donc la dette Senelec fait qu’aujourd’hui, nous sommes inquiets. Et nous confirmons qu’au point de vue sécuritaire la raffinerie se porte bien, mais avec ces arrêts répétitifs, il ya quand même des risques et il faut attirer l’attention des autorités.

Section: 
ARCOP – ENVIRONNEMENT : La commande publique fait sa mue
COOPERATION UNIVERSITAIRE EN AFRIQUE DE L'OUEST : Les recteurs appellent à l'action et à la diplomatie scientifique
DR MAMADOU NDIAYE (CONSULTANT EN SÉCURITÉ ALIMENTAIRE) "Le papier journal, c'est de l'encre et peut être extrêmement dangereux pour la santé"
DIOMAYE À NEW YORK : Une diplomatie active confrontée à une contrainte économique majeure
SM10 AGRO : Ousmane Sonko célèbre l’engagement agro-industriel de Sadio Mané
Paludisme
CROISSANCE ÉCONOMIQUE DE 6,5% EN 2025 : Le rôle clé du pétrole et du gaz
CHERTÉ DE L’ÉLECTRICITÉ – SENELEC – SUBVENTIONS : Les ménages paient la facture
DETTE DU SÉNÉGAL : Le FMI ne tranche pas entre restructuration et rééchelonnement
DIPLOMATIE, SOUVERAINETÉ ET OUVERTURE INTERNATIONALE : Le nouveau tournant diplomatique de Diomaye
Balance commerciale au mois de juillet
YAKAAR-TERANGA / RETRAIT DE KOSMOS ENERGY : L’Ofnac appelé à enquêter sur les 55 millions de dollars évoqués par le PM
PRIX DU PAIN : Les boulangers réclament la baguette à 210 F
FONDATION SÉNÉGAL SOLIDAIRE : Les 500 millions qui font débat
RESTRUCTURATION DETTE SÉNÉGALAISE : Les cadres de la majorité présidentielle répondent aux 191 universitaires
INCLUSION DES PERSONNES HANDICAPEES : La GIZ et l'APJAS renforcent les capacités des acteurs locaux à Thiès
RESTRUCTURATION DE LA DETTE : Pastef réclame la vérité et prévient sur la facture
LE CNP AU PALAIS DE LA RÉPUBLIQUE : Le patronat met ses priorités sur la table
Le CIS salue l’aboutissement des négociations avec le FMI
DETTES CACHÉES : La face visible de l'iceberg