Publié le 17 Apr 2014 - 18:12
DIVISION APR A RUFISQUE

La médiation de Thierno Alassane Sall à vau-l'eau...

 

Le ministre Thierno Alassane Sall a du pain sur la planche. Nommé superviseur de l’Alliance pour la République (APR) dans le département de Rufisque, il ne réussit pas encore à ramener l'unité entre les différents responsables de ce parti. Une désunion exacerbée par l’approche des élections locales où chaque leader cherche à se positionner le plus confortablement possible par le jeu des déclarations de candidature.

Parmi ceux-là, il y a le député Souleymane Ndoye, qui a déclaré très tôt ses ambitions en se prétendant comme le ''patron incontestable'' du parti à Rufisque-Ouest. Face à lui, Alioune Seck, autre responsable qui s’est toujours plaint de l’ostracisme dont il serait victime, de la part de Souleymane Ndoye et du beau-père du chef de l’État, Abdourahmane Seck Homère. A ce sujet, il a soutenu que les tentatives de médiation du ministre Thierno Alassane Sall se sont soldées par un échec.

Abdourahmane Seck est considéré par des franges de l'APR locale comme un élément qui nage à contre-courant des intérêts du parti présidentiel à Rufisque. Lui aussi n'a jamais caché son envie de diriger une des collectivités locales de la vieille ville, mais avec des ''méthodes'' que militants et responsables des autres camps ne cessent de déplorer.

C’est face à cette grande cacophonie que le jeune responsable Doudou Meïssa Wade a affiché sa volonté de partir seul aux élections avec ses listes. Lui également se plaint d'être une cible à l'intérieur du parti. Ce qui l'a poussé à développer ses activités politiques en dehors de l’APR.

D'où la mission du patron des cadres du parti présidentiel désigné comme superviseur chargé de remettre les choses à l'endroit. Il aura essayé pendant plus d’un mois de rapprocher les différents protagonistes. En vain.

Sa dernière tentative a été tenue au CNFA où il a lancé un ultimatum aux responsables apéristes. ''D’ici le 15 avril, s’il n'y a pas de consensus, le parti va reprendre la main parce que, à un moment ou un autre, le parti va prendre ses responsabilités. Et si cela arrivait, que personne n’accuse le parti d’être du côté de quelqu’un, car il y aura un jugement à la Salomon''.

Thierno Alassane Sall n'avait également pas manqué de faire ce rappel à l'intention de ses camarades. ''Cela fait plus d’un mois que nous avons démarré les discussions avec les responsables du département. Nous espérons que d’ici la clôture des listes, nous parviendrons à déposer des listes consensuelles qui seront approuvées par tout le monde''. 

PAPE MOUSSA GUEYE (Correspondant)

 

 

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